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23 août 2011

Argent de l’école : Chère rentrée !

Les prémices de la rentrée se font sentir avec la mise en paiement à compter du 19 août de l’allocation de rentrée scolaire alors que les enquêtes réalisées par des associations familiales font déjà état d’une hausse de près de 7% du coût des achats de rentrée, une augmentation à laquelle nombre de foyers peineront à faire face.

Alors que depuis 3 ans la hausse des fournitures avait connu une relative stagnation, cette année connaît une véritable flambée du coût de la rentrée : + 6,8% pour un élève entrant en 6ème selon les résultats de l’enquête menée par l’association Familles de France avec une dépense moyenne de 187,32 euros (tenue de sport comprise). Une hausse qui se répercute différemment selon les enseignes commerciales : + 8,43 % pour les hypermarchés, + 6,48 % pour les magasins spécialisés et 4,79 % pour les supermarchés.

Pour d’autres associations familiales, ces résultats seraient sous-estimés car cela ne concerne que les fournitures scolaires, 46 produits selon la liste des « essentiels de la rentrée », dont l’achat est étudié dans cette enquête réalisée depuis bientôt une trentaine d’années. Mais l’avantage de la comparaison sur le long terme s’efface devant les nouvelles exigences liées à l’éducation des jeunes et devant le contexte.
En effet ce débat sur l’augmentation du coût de la rentrée scolaire vient s’inscrire sur fond de crise financière et de pouvoir d’achat en berne en même temps que l’inflation relève la tête et que les prix des matières premières – acier, plastique, et surtout pâte à papier avec plus de 55 % en 2 ans - tendent à s’envoler. L’opération des « essentiels de la rentrée » lancée en 2007 semble se poursuivre sans le soutien de l’éducation nationale faute d’un accord sur le niveau d’engagement des enseignes commerciales. Ces dernières démentent les critiques de mauvaise qualité des « essentiels » et opèrent en ordre dispersé des offres promotionnelles.

Gratuité de la scolarité obligatoire

Il faut noter que dans le cadre de la scolarité obligatoire, le principe de gratuité s’applique diversement et est tributaire du niveau d’engagement des collectivités territoriales. Ainsi à l’école primaire, s’il est acquis que la charge des manuels revient aux municipalités, l’appréciation de ce que doit être l’équipement personnel, et donc à acheter, est très variable. C’est par exemple la question récurrente de l’achat de fichiers de l’élève.

Pour le SNUipp la remise en cause permanente de la gratuité pénalise les élèves de familles modestes et mettent en difficulté ces familles. Car, comme le souligne Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, dans une interview (L’Humanité du 18 août), il n’y a pas que la simple augmentation du coût des fournitures de base. Les demandes de l’Education nationale vont croissant avec des « calculettes hors de prix », des « cahiers au format 24x32, lourds et chers ». Et c’est sans compter les frais de transport, de restauration scolaire, l’équipement informatique qui s’impose de plus en plus aux familles ou encore l’accès à la culture.

Les résultats d’une autre enquête, celle de la Confédération syndicale des familles, seront publiés normalement le 30 août : ils prendront en compte la scolarité de manière plus large (pas seulement la rentrée en 6ème) en incluant les frais de transport, les frais vestimentaires...

L’allocation de rentrée
L’allocation est versée par la Caisse d’allocations familiales sous condition de ressources : pour un enfant à charge (revenu 2009) ils ne doivent pas dépasser 22970 euros annuels, pour deux enfants, 28 271 euros et pour 3 enfants, 33 572 euros. Elle varie selon l’âge de l’enfant entre 6 et 18 ans, sachant que pour la tranche 16-18 le versement sera ultérieur sur présentation des certificats de scolarité. Le montant pour des enfants de 6 à 10 ans est de 284,97 euros, pour les 11-14 ans de 300,66 euros et pour les 15-18 ans de 311,67 euros. Cette dernière somme est notoirement insuffisante pour les jeunes scolarisés en lycée professionnel. Les associations familiales prônent une plus grande modulation de cette allocation, non plus selon l’âge mais selon le niveau de scolarité, en réduisant la part versée au primaire et en renforçant celle du lycée.

 

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