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11 mars 2013

La refondation en direct : dernière mise à jour

Suivez au jour le jour les négociations sur la refondation de l’école.

Report à 2014 : fin du suspense insoutenable à Villeurbanne ! - 11/03/13

Jean-Paul Bret se dit « soucieux de réussir cette réforme » et dans une lettre aux parents d’élèves de la ville, il affirme sa volonté de dialogue. En termes de concertation, il y a pourtant du travail. En effet rappelons que le maire avait déclaré aux représentants villeurbannais du SNUipp ne pas tenir compte de l’avis des conseils d’école sur la question des rythmes (très largement opposés au projet de pause méridienne allongée et à la mise en place de la réforme dès 2013) et se faisait fort de rallier les parents d’élèves à sa cause.

La ville doit faire des propositions d’aménagements horaires au DASEN dans les mois qui viennent. On espère que les enseignants villeurbannais seront associés à l’élaboration de ces projets.

Nouveaux dispositifs : le SNUipp demande du temps pour la concertation -11/03/13

Les écoles doivent pouvoir bénéficier, dès maintenant, du temps de concertation nécessaire à une mise en œuvre réussie des nouveaux dispositifs prévus pour la rentrée prochaine. Le SNUipp s’adresse au ministre

Emplois d’avenir professeur, « plus de maîtres que de classes », scolarisation des tout-petits, liaison CM2-6ème, exploitation locale des évaluations CE1 et CM2...autant de nouveaux dispositifs qui demandent un travail approfondi d’élaboration et de concertation dans les écoles, pour décliner concrètement leur mise en œuvre à la rentrée prochaine. Le SNUipp-FSU s’adresse au ministre de l’Éducation nationale pour que les équipes enseignantes puissent bénéficier, dès maintenant, du temps nécessaire à la réussite de ces mesures sur le terrain, notamment en le prenant sur les heures d’aide personnalisée. La lettre à Vincent Peillon.

Monsieur le Ministre, Un certain nombre de nouveaux dispositifs tels que le « plus de maîtres que de classes », la scolarisation des moins de trois ans, la liaison école-collège, vont se déployer à la rentrée prochaine dans les écoles, ou sont d’ores et déjà lancés, comme c’est le cas des emplois d’avenir professeur. De plus, l’exploitation des évaluations CE1 et CM2 devrait être privilégiée au niveau des écoles et permettre de nouvelles réflexions collectives des équipes enseignantes.

Pour pouvoir prendre tout leur sens et répondre aux objectifs qui leur sont fixés, ces mesures demandent un travail sérieux, approfondi, d’élaboration et de concertation aux équipes enseignantes qui ont, ou auront, à les faire vivre sur le terrain.

Or, et si nous notons les premières évolutions des obligations de service des enseignants des écoles définies par la circulaire relative à l’organisation des 108 heures, celles-ci n’entreront en vigueur, elles-aussi, qu’à la rentrée prochaine. Pourtant, c’est dès aujourd’hui, qu’à fin d’assurer la réussite de ces nouveaux dispositifs, le travail de conception et de préparation doit commencer.

C’est pourquoi Monsieur le Ministre, je vous demande que puisse être dégagé dès maintenant, notamment sur les heures d’aide personnalisée, le temps nécessaire à la réflexion et la concertation des équipes d’écoles chargées de leur mise en œuvre.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de mes salutations respectueuses.

Sébastien SIHR Secrétaire général du SNUipp-FSU

Rythmes : Nouvelle adresse au ministre - le 22/02/13

Le SNUipp-FSU écrit à Vincent Peillon pour lui demander que soit enfin entendue la voix des enseignants des écoles sur la réforme des rythmes scolaires et pour qu’il ouvre au plus vite les discussions concrètes sur la priorité au primaire.

Monsieur le ministre,

Le 12 février dernier, les enseignants ont exprimé leur détermination pour que se construise une réforme des rythmes scolaires réussie pour tous les enfants, sur tout le territoire et pour l’ensemble des acteurs. Déçus par le projet actuel, ils ont aussi exprimé leur refus face aux propositions de mise en œuvre de la réforme telles qu’elles se dessinent ici ou là en 2013. A l’épreuve des travaux pratiques, l’aménagement du nouveau temps scolaire est source de réelles difficultés et de possibles nouvelles inégalités. Il n’offre aucune garantie d’une grande journée éducative gratuite pour tous les enfants. Il ne prend pas suffisamment en considération l’avis des enseignants et leurs conditions de vie personnelle et professionnelle.

Ce constat qui s’exprime aussi du côté des collectivités locales est aujourd’hui partagé, comme le montre notre sondage, par une majorité de français. Cela renforce notre conviction que la réforme actuelle n’est pas assez mûre. Nous vous demandons donc son report à 2014. Maintenant que les problèmes de mise en œuvre ont été identifiés, il faut se donner le temps de réécrire le décret sur l’aménagement du temps scolaire. A cette fin, nous vous demandons de réunir la table ronde avec les représentants des collectivités locales, des parents et des enseignants. Si des modifications doivent intervenir en 2013, nous estimons qu’elles ne peuvent se faire qu’avec l’accord obligatoire des conseils d’école.

Cette réforme cristallise aussi une déception plus large. Nous regrettons que la priorité au primaire dont nous nous félicitons se résume aujourd’hui au passage à la semaine de quatre jours et demi. Les questions pédagogiques attendues par les enseignants et essentielles pour la réussite des élèves ont été reléguées au second plan. Révision des programmes, avenir des RASED, maternelle, pilotage et accompagnement du « plus de maîtres que de classes », direction d’école, formation continue… nous attendons aussi des réformes programmées, concertées et concrètes sur ces sujets.

Monsieur le ministre, nous voudrions croire que vous saurez répondre à toutes ces préoccupations professionnelles portées par les enseignants au service d’une meilleure réussite des élèves qui, après le 12 février continuent de s’exprimer. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, mes salutations respectueuses.

Sébastien Sihr Secrétaire général du SNUipp-FSU

Rythmes scolaires : Lyon reporte à 2014 ! - Le 19/02/13 !

Une victoire à mettre au crédit de nos mobilisations ! Maintenant, les autres communes doivent également reporter.

Ci-dessous la dépêche AFP annonçant le report à 2014 pour Lyon.

Le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb, a annoncé mardi "attendre 2014" pour mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires dans sa ville, soulignant notamment les efforts à déployer pour "construire une convergence" et assurant ne pas se comporter en "mauvais élève" de la réforme. "Ce n’est pas une volonté de se démarquer" de la ligne socialiste ou des directives du gouvernement, a-t-il affirmé à l’AFP, remarquant que "beaucoup de (ses) collègues se rendent compte des difficultés" à appliquer la réforme dès la prochaine rentrée.

"Plutôt que de rater la réforme en 2013, on veut la réussir en 2014", a-t-il lancé, tout en se disant partisan de la semaine à quatre jours et demi, qui fait "consensus" selon lui. Ce qui fait débat, "ce sont plutôt les modes d’organisation et la difficulté à s’organiser de manière rapide", pointe-t-il, en notant que "dans les villes moyennes le dispositif à mettre en place n’est pas aussi complexe" que dans les grandes communes.

Il faut "du temps pour que les choses puissent se faire de manière efficace" et "on va essayer de construire une convergence", déclare-t-il dans le quotidien régional Le Progrès, soulignant aussi que "le problème financier est extrêmement important".

"Attendre nous permettra de voir ce qui se passe" concernant les aides de la caisse d’allocations familiales, relève M. Collomb, qui chiffre à 5 millions d’euros le coût brut de la réforme la première année à Lyon, à 7 millions la deuxième année et 8 millions la troisième. Les aides de la CAF pourraient réduire ce coût à moins d’un million d’euros par an. "Le ministère comprend nos difficultés", assure le maire dans le quotidien, en ajoutant que "ce qui compte, c’est d’avoir donné le coup d’envoi d’une réflexion qui dépasse largement celle des rythmes scolaires". Les collectivités locales ont jusqu’à fin mars pour décider si elles reviennent à la semaine de quatre jours et demi à la rentrée 2013 ou, à titre dérogatoire, à celle de 2014. Deux autres grandes villes socialistes, Paris et Lille, doivent encore donner leur réponse.

Lors de la dernière journée de manifestation contre cette réforme, mardi dernier, le syndicat d’instituteurs SNUipp-FSU avait recensé dans le Rhône "80% de grévistes" et "300 écoles fermées sur 900". La mobilisation avait été forte à Lyon, où une pause allongée le midi est envisagée, jusqu’à 14H30, afin que les cours se terminent à 16H15. Mais "on ouvre toutes les portes possibles, il n’y a pas d’a priori", a précisé M. Collomb à l’AFP."Pour mettre en place une réforme, il faut une large adhésion. Sinon, il y a du regret, de l’amertume, de la nostalgie", estime l’édile, qui est candidat à sa propre succession aux municipales de 2014.

LYON (France), 19 fév 2013 (AFP)

Aux adultes de faire des "efforts", dit le ministre aux IEN - 8/02/13

Réunissant les IEN à Paris, le ministre a reconnu qu’avec la réforme « on fera des choses approximatives ». Il leur a demandé d’aller devant tous les conseils d’école pour aider les maires à construire la réforme.

Reprise d’un dépêche AFP PARIS, 08 fév 2013 (AFP) -

C’est aux adultes de faire des "efforts" pour que se mette en place la réforme des rythmes scolaires, a déclaré Vincent Peillon vendredi aux inspecteurs de l’Education nationale du primaire réunis à Paris. "C’est inacceptable que les enfants n’aient que 144 jours de classe et des journées aussi chargées", a répété le ministre devant 1.400 directeurs académiques et inspecteurs de l’éducation rassemblés à l’université parisienne d’Assas, une démarche inédite depuis au moins 1962 selon le ministère. La réforme des rythmes "demande des efforts. Là, c’est les adultes qui doivent le faire", a-t-il dit, à quatre jours d’une grève nationale contre l’application de cette réforme dès 2013.

Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, demande un report de la réforme à septembre 2014 (actuellement possible sur dérogation), afin que la réforme ne soit pas "bricolée". Il faut "se mettre autour d’une table, que l’on réfléchisse, que l’on change ses habitudes", que "l’on parle à ses voisins, que les collectivités locales imaginent ce que seront leurs activités périscolaires", selon M. Peillon. Pour les enfants, les heures du mercredi matin seront "meilleures" pour apprendre à lire et à écrire que "les trois quarts d’heure" de la fin de journée actuellement, a-t-il souligné.

"J’attends de vous que vous alliez dans toutes les communes", "devant les conseils d’école, pour les aider à construire cette grande réforme", a demandé le ministre aux inspecteurs. Ce projet "aurait pu être mieux", mais "il est à ce stade le mieux possible, on l’améliorera ultérieurement", a assuré M. Peillon. "On a le temps (...) de s’améliorer, on fera des choses approximatives, on y reviendra." "Ce n’est pas parce qu’il faudra des années qu’il ne faut pas commencer", a-t-il fait valoir.

Dernière minute - 1/02/13

Le ministre va réunir les fédérations de l’Education nationale, lundi 4 février de 17 H à 19 H pour présenter enfin l’agenda de la « refondation ». Il répond ainsi à une des demandes du SNUipp, de présenter un agenda de la priorité au primaire. Le minsitre devrait proposer l’ouverture de discussions sur des mesures catégorielles concernant les PE. Ce matin, le quotidien « les échos » indique que le ministre annoncerait la création d’une indemnité premier degré. Attendons de voir les annonces officielles. La campagne du SNUipp, sur le déclassement salarial des PE et la nécessité d’une revalorisation aurait-elle été entendue par le ministre ?

12 février : Journée de grèves, de manifestations et de rassemblements - Le 1/02/13

Le 12 février, le SNUipp-FSU appelle à une journée nationale de grèves, de manifestations et de rassemblements : Oui à une réforme des rythmes mais réussie pour les élèves et construite avec les enseignants.

Depuis des semaines, nous n’avons cessé d’attirer l’attention du ministre sur les multiples difficultés que pose la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle a été engagée. Nous ne revendiquons pas un statu-quo ou un retour en arrière...bien au contraire !

- Nous voulons une réforme réussie pour tous les enfants sur tout le territoire.

- Nous demandons également une réforme qui prennent en compte les conditions de vie professionnelle des enseignants. Inégalités : nous écrivons un NON

Or, à l’épreuve des travaux pratiques, c’est la grande déception. Alors que le ministre affirmait en octobre dans le journal Le Monde « qu’aucun enfant ne soit hors de l’école avant 16h30 », aujourd’hui, l’Association des maires de France précise que l’heure de sortie de 16h30 n’est pas obligatoire et que l’organisation des activités péri-éducatives reste à la libre appréciation des élus, tout comme leur gratuité. Malgré les efforts des communes, cette réforme va générer de nouvelles inégalités dans une offre éducative qui en compte déjà beaucoup trop. Quel pis-aller. Pas sans les enseignants

De même, alors que le ministre déclarait encore la semaine dernière sur France-Inter que les conseils d’école seraient consultés, aujourd’hui, sur le terrain, il n’en est rien. Horaires des écoles, durée de la pause méridienne, organisation de la sieste en maternelle, utilisation des locaux scolaires sur le temps péri-éducatif, organisation des activités périscolaires et des activités pédagogiques complémentaires, tout cela ne peut être pas être le fruit d’une décision unilatérale écartant les enseignants. La pause méridienne : un temps pour qui ?

Souvent, les DASEN négocient avec les maires mais n’estiment pas utiles de réunir les équipes enseignantes. Comme il faut aller vite pour être prêt dès 2013, des schémas rigides d’organisation du temps scolaire surgissent dans les départements. Tous semblent vouloir imposer un allongement de la pause méridienne, parfois jusqu’à 2H45, avec une demi-heure d’activités périscolaires.

Où est l’intérêt de l’enfant pourtant vanté à coup de déclarations fracassantes ? Car on peut alors se demander quelle sera la nature des activités que l’on peut offrir à des enfants en 30 minutes. Et puis, que feront les enfants le reste du temps de midi ? De la cour de récréation ? Et ceux qui ne mangent pas à la cantine ? Et les enfants de maternelle dont les besoins physiologiques nécessiteraient qu’ils bénéficient de la sieste juste après le déjeuner ?

De même, où est la prise en considération des conditions de vie personnelle et professionnelle des enseignants ? Dans beaucoup d’endroits, faute de locaux, il est envisagé d’utiliser les salles de classes pour ces activités du midi. Mais alors, que feront les enseignants qui sont condamnés à rester à l’école sur ce temps méridien ? Du coup, les enseignants finiront l’école à 16H 15 voire 16H30 comme avant, avec le mercredi en plus. Il est inconcevable de leur imposer un allongement de leur amplitude de travail à l’école. Idem pour les animations pédagogiques dont certains DASEN annoncent déjà qu’elles auront lieu le mercredi après-midi. Enfin, le SNUipp-FSU demande toujours au ministre une revalorisation des PE. Reporter pour une vraie réforme réussie en 2014

Face à ce bricolage insatisfaisant qui se dessine pour les enfants comme pour les enseignants, le SNUipp-FSU estime qu’il faut reporter la réforme à 2014. Le décret d’aménagement du temps scolaire doit être revu, les conseils d’école consultés. Il faut se donner le temps de penser une vraie réforme et de construire les conditions de sa réussite dans les écoles en s’appuyant sur les enseignants.

C’est sur cette plateforme, et pas une autre, que dans les départements, le SNUipp-FSU va s’adresser à ses partenaires attachés à une transformation de l’école au service de la réussite des élèves. Pas de statu quo ! Nous voulons faire bouger l’école, dans le bon sens et avec les enseignants.

DERNIERE MINUTE : Rythmes Des précisions M. Le ministre ! - 26/01/13

Le SNUipp-FSU interpelle à nouveau le ministre de l’Éducation nationale au sujet de la réforme des rythmes. Le flou qui prévaut à la préparation de cette réforme n’est plus supportable. DERNIERE MINUTE :

Le caractère gratuit ou payant des activités périscolaires issues de la réforme des rythmes "dépendra des collectivités locales" et ne seront pas obligatoires, a annoncé vendredi à l’AFP André Laignel, premier vice-président délégué de l’Association des Maires de France (AMF).

Le SNUipp-FSU avait alerté depuis des mois sur cette question. C’est malheureusement aujourd’hui confirmé par les collectivités locales : pas d’obligation de périscolaire, ni de gratuité. Où est l’intérêt de l’enfant pourtant vanté à coup de déclarations tonitruantes ? Mais, alors, qu’en dit le ministre ?

Vendredi 25 janvier, le SNUipp s’est une nouvelle fois adressé au ministre pour qu’il confirme ses engagements sur la consultation des conseils d’école et sur le caractère obligatoire ou non pour les mairies d’organiser l’accueil des élèves jusqu’à 16h30. Le SNUipp-FSU attend toujours des réponses alors que le décret est maintenant publié au J.O.

Un peu de sérieux ! Le flou et les annonces contradictoires sur la mise en œuvre de la réforme ne sont plus supportables.

La lettre du SNUipp-FSU à Vincent Peillon

Monsieur le Ministre,

Nous notons avec satisfaction que vous vous êtes engagé hier sur France Inter, à ce que les conseils d’école soient consultés sur les propositions de modifications d’aménagement des temps scolaires. Nous souhaiterions que le décret relatif aux rythmes scolaires, dont nous demandons la réécriture, confirme votre engagement public en ce sens.

De plus, dans un entretien accordé au journal Le Monde en octobre, vous avez affirmé « qu’aucun enfant ne soit hors de l’école avant 16h30 ». Or, nous découvrons dans un communiqué de l’Association des maires de France que vous auriez maintenant précisé « que l’heure de sortie de 16h30 n’était pas obligatoire et que l’organisation des activités péri-éducatives restait à la libre appréciation des élus ».

Monsieur le Ministre, ces éléments sont de nature à rendre les contours de la réforme encore plus flous à l’heure où tous les acteurs de la communauté éducative ont besoin d’informations fiables et stabilisées. Nous souhaitons que vous apportiez des précisions nécessaires.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos salutations respectueuses.

SEBASTIEN SIHR Secrétaire général du SNUIpp

Plus de 600 personnes devant la Direction Académique du Rhône - 23/01/13

Suite à la mobilisation exceptionnelle de ce jour devant la Direction Académique ( + de 600 personnes) et suite aux larges consultations organisées par le SNUipp/FSU depuis des semaines (sondage, Réunions d’informations syndicales..), le SNUipp/FSU69 acte et partage la colère exprimée par les enseignants de notre département.

Nous devons donc amplifier l’action, afin de faire reculer le gouvernement et le contraindre à écouter enfin la parole des enseignants. Pour ceci, nous vous proposons un plan d’action se déclinant par :

- la grève nationale « Fonction publique » le 31 janvier pour réclamer d’autres moyens : pour une refondation ambitieuse du service public d’éducation prioritaire à la pseudo réforme des rythmes scolaires que le gouvernement tente d’imposer,

pour l’amélioration de nos conditions de travail que cette pseudo réforme des rythmes met à mal,

pour la reconnaissance de notre investissement pour l’école, qui passe par une revalorisation de nos salaires.

Les infos détaillées et nos outils en cliquant ici.

- une nouvelle réunion de l’intersyndicale Education du Rhône, proposée par le SNUipp/FSU le 30 janvier où il portera :

- un appel à des rassemblements devant les mairies souhaitant appliquer sans concertation une réforme des rythmes dès 2013, le 6 février de 16H30 à 18H afin d’associer les parents à l’action pour demander une autre réforme concertée permettant un mieux pour les enfants comme les enseignants et garantissant des activités de qualité pour tous

- la perspective d’ une grève départementale que nous souhaitons unitaire avant les vacances de février pour imposer une autre réforme des rythmes scolaires. Le SNUipp/FSU déposera un préavis de grève en ce sens dans les jours à venir.

D’ici là nous vous appelons une nouvelle fois à réunir vos conseils d’école pour demander le report de toute modification et la mise en place d’une véritable concertation locale, et à nous faire remonter les résultats sur notre site internet en cliquant ici.

Rythmes : report à 2014 pour Givors - Communiqué de presse du SNU 69 - 19/01/2013

Le SNUipp/FSU 69, syndicat majoritaire des enseignants du premier degré se félicite de la décision de la mairie de Givors qui a fait le choix de reporter à 2014 toute modification concernant les rythmes scolaires.

Depuis le début, le SNUipp/FSU estime que cette réforme doit concilier réussite des élèves et conditions de travail des enseignants et qu’elle devait se faire en tenant compte de l’avis des enseignants, des parents, des partenaires sociaux.

Porte parole des enseignants, nous avions réalisé un sondage auprès des enseignants du Rhône. Sur la ville de Givors, 93 % souhaitaient que le maire fasse une demande de dérogation afin de ne pas mettre en place une réforme de manière précipitée. Réforme qu’ils jugent, en l’état, être ni un mieux pour les élèves (85%) ni un mieux pour les enseignants (98%).

Dans ces conditions, c’est donc une réelle satisfaction de voir une des grandes communes du Grand Lyon écouter les attentes des enseignants. Nous espérons qu’elle sera rapidement imitée par les communes voisines afin que nous puissions travailler sereinement dans nos écoles.

Publication de la circulaire « plus de maîtres que de classes »15/01/13

La circulaire sur le « plus de maîtres que de classes » est parue au BO du mardi 15 janvier. Pour le SNUipp qui préconise une généralisation à terme du dispositif des points restent à améliorer notamment en matière de formation.

Le ministère de l’Éducation a publié mardi 15 janvier la circulaire relative au « plus de maîtres que de classes ». La mise en œuvre de ce dispositif, dont le SNUipp porte la revendication depuis bien longtemps, bénéficiera de la création de 7 000 postes tout au long de la mandature. Les écoles concernées sont « celles de l’éducation prioritaire, mais aussi des écoles repérées localement comme relevant de besoins similaires ». Les écoles qui disposent déjà d’un maître surnuméraire « peuvent néanmoins bénéficier de l’affectation d’un maître supplémentaire, ou faire évoluer les missions de leurs personnels surnuméraires de manière à ce qu’elles correspondent à ce dispositif nouveau. » Prévenir la difficulté

Pour le ministère, « il s’agit de prévenir la difficulté scolaire » en mettant en œuvre, « en priorité au sein même de la classe » des pédagogies innovantes pour les élèves en difficulté. Toutefois, la précision est importante et a été intégrée au texte à la demande du SNUipp « le dispositif ne se substitue pas aux aides spécialisées, qui gardent toute leur pertinence pour les élèves en grande difficulté ». La différenciation avec les missions des RASED est donc actée. Le SNUIpp sera vigilant sur son application sur le terrain.

« Diverses formes d’interventions pédagogiques peuvent être choisies dont la co-intervention dans la classe avec le maître titulaire ou la prise en charge de groupes d’élèves en fonction de leurs besoins », indique la circulaire. L’organisation d’une école avec « plus de maîtres que de classes » peut également favoriser la mise en œuvre de modes d’organisation pédagogique en équipes qui diffèrent de l’organisation en classes, « en cohérence avec l’esprit des cycles, et en veillant à assurer aux élèves un cadre d’apprentissage solide et sécurisant ». La liberté d’organisation laissée aux équipes enseignantes, qui était une demande forte du SNUipp, est actée sur le papier. Il faudra qu’elle soit mise en oeuvre. Le SNUipp souhaite que les postes soient identifiés au mouvement mais est opposé à une affectation sur profil. Des ressources pour les enseignants

Le texte prévoit également que les équipes de circonscription et les maîtres formateurs « sont mobilisés pour aider les équipes enseignantes à concevoir les projets et les accompagner dans la durée grâce à un dispositif de formation continue ». De plus, la DGESCO avec le SCEREN devra mettre des ressources à la disposition des enseignants et des formateurs (modules, documents pédagogiques, outils méthodologiques) « prenant en compte la recherche et l’innovation » tandis qu’un espace dédié sera ouvert sur Eduscol. Il faut de la formation continue

Pour le SNUipp, le « plus de maître que de classe » doit constituer un dispositif de grande ampleur avec un engagement pluriannuel. Le SNUipp, souhaite que les formations programmées à sa demande s’ancrent dans l’ordinaire du métier avec l’aide de formateurs de terrain. Beaucoup reste à faire dans les départements où les équipes devront être formées et accompagnées.

Télécharger :
- le texte de la circulaire

La circulaire sur les moins de trois ans parue au BO - 15/01/13

La circulaire sur la scolarisation des moins de trois ans est parue au BO mardi 15 janvier. Pour le SNUipp cette scolarisation précoce ne sera réussie que sous certaines conditions qui n’ont pas toutes été entendues.

Le ministère a publié mardi 15 janvier au Bulletin Officiel de l’Education nationale, la circulaire relative à la scolarisation des moins de trois ans. Compte tenu des spécificités de la scolarisation en maternelle d’enfants de cet âge, le texte précise que cet accueil « nécessite donc un projet particulier, inscrit dans le projet d’école », et qu’il « constitue la première étape d’un parcours scolaire et ne se substitue donc pas aux autres structures pouvant accueillir ces enfants ». La mise en œuvre de cette mesure bénéficiera de 3 000 postes d’ici la fin de la mandature, avec des premières affectations à la rentrée 2013. Dix principes de référence

Le texte précise que ces moyens devront être affectés « en priorité dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé, que ce soit dans les zones urbaines, rurales et de montagne ainsi que dans les départements et régions d’outre-mer ». Au niveau académique, les DASEN sont chargés d’engager des discussions avec « les collectivités territoriales pour s’assurer des conditions d’accueil à la mesure des besoins spécifiques des tout-petits » (ATSEM, locaux scolaires, liens école maternelle-structures d’accueil de la petite enfance). Le pilotage des projets est confié au niveau local aux IEN avec les directeurs des écoles concernées, recteurs et DASEN s’assurant de la mise à disposition des moyens. Enfin, le texte stipule un cahier des charges sous la forme de « dix principes de référence pour la mise en place du dispositif » touchant à l’âge des enfants, aux locaux, au projet pédagogique, à une formation adaptée pour les enseignants, à la place des parents, aux horaires ou encore à la prise en compte de ces élèves pour les prévisions de la carte scolaire. Les conditions de l’efficacité du dispositif

Pour le SNUipp « cette scolarisation précoce ne sera réussie que sous certaines conditions ». Des demandes en ce sens du SNUipp ont été entendues : Sur l’accueil et la place des parents, sur l’identification de ces postes au mouvement pour que les collègues participent en toute connaissance, sur le projet pédagogique devant être à l’initiative des équipes enseignantes, sur la formation spécifique aux enseignants mais aussi élargies aux CPC, et PEMF, sur la place des enseignants aux instances locales de pilotage.

D’autres points auraient nécessité des améliorations demandées par le SNUIpp : effectifs pas supérieur à 15, ATSEM affectée à plein temps, possibilité de rentrée échelonnée, Si le syndicat a obtenu que des mesures de formation et d’accompagnement soient prises on n’en connaît pas l’ampleur.

Le SNUipp a demandé au ministère de mettre « à la disposition des équipes enseignantes un nouveau document d’accompagnement à la scolarisation des moins de trois ans pour la rentrée 2013 en s’appuyant sur les recherches et productions existantes ». La circulaire prévoit une série de séminaires inter académiques réservés aux seuls cadres de l’EN ainsi que la création d’un espace ressource sur le site Educscol. Le SNUipp souhaite que le MEN aille plus loin et que des recherches soient relancées pour mettre à jour les expériences et les savoirs professionnels d’une scolarisation des moins de trois ans réussie. Tout se jouera maintenant dans la mise en oeuvre sur le terrain qui devra être concertée, de qualité et soutenue avec les moyens nécessaires.

Lire aussi :
- le teLiaison école collège

- Dans les textes réglementaires, les cycles pourraient être ré-organisés. Le ministre envisage de créer un cycle CM1/CM2/6e.
- Dans la vie des écoles... S’il est indispensable d’améliorer la transition école-collège, il est hors de question de créer de nouvelles usines à gaz ou de déréglementer les statuts. Pour travailler la transition école/collège, une cohérence éducative est profitable aux élèves déstabilisés par cette rupture, il faut penser sa mise en œuvre à partir de collaborations professionnelles (formations communes, projets, programmations, progressions et évaluations communs...) en y incluant les temps institutionnalisés nécessaires aux équipes, ainsi que les frais de déplacements inhérents aux réalités géographiques.

Maternelle

- Dans la loi, les missions de l’école maternelle seront redéfinies. Sa spécificité est reconnue avec des formes pédagogiques et éducatives qui lui sont propres et qui participent au développement sensoriel, moteur, social et culturel des jeunes enfants. Une formation aux problématiques de la maternelle sera intégrée aux maquettes des masters et la scolarisation des moins de trois ans amplifiée pour les secteurs difficiles.
- Dans les textes réglementaires, des critères seront définis pour la scolarisation des moins de trois ans. La grande section intègre pleinement le cycle 1 et n’est plus définie comme un « pré-CP ».
- Dans la vie des écoles... Il faudra un effort sans précédent : baisse des effectifs par classe, formation initiale et continue. Pour les 2 ans, il ne s’agit pas de faire du chiffre, il faut définir les conditions d’accueil et de scolarisation des plus petits (taux d’encadrement, effectifs, collaboration avec les personnels petite enfance, matériel et locaux adaptés, lien aux familles...).

Formation

- Dans la loi, les enseignants seront formés dès la rentrée 2013 dans les ESPE, écoles supérieures de professorat et d’éducation, qui assureront les missions liées à la formation initiale et à la formation continue pour les enseignants du premier et du second degré. Les ESPE répondront à un modèle de formation intégrée qui sera adossée à la recherche.
- Dans les textes réglementaires, le cahier des charges national, le référentiel de compétences métier, les conventions avec les rectorats, l’organisation des stages sont à définir. La date du concours est fixée à la fin du M1. Les lauréats deviennent élèves professeurs en M2 et sont rémunérés. Des éléments de professionnalité doivent intégrer les épreuves du concours. La place des formateurs de terrain dans les ESPE sera réaffirmée. Ces éléments constituent un enjeu fort des discussions qui déterminera la qualité de la formation. Dans la vie des écoles... Les maîtres formateurs devraient être associés à la formation. Aucun jeune ne doit plus débuter sans formation. De nombreux points restent à éclaircir, comme celui de la formation continue qui n’a fait l’objet d’aucun engagement chiffré de la part du ministère et la place des formateurs du premier degré.

ASH

La grande oubliée de la refondation ? Il faut sortir de la confusion entre aides spécialisées et aides ordinaires et abandonner l’aide personnalisée de ces dernières années. Les difficultés lourdes ne peuvent être que du ressort des RASED, sur lesquels le rapport de la concertation est manifestement silencieux et dont il faut rappeler l’importance. La loi de 2005, mal appliquée et mal accompagnée, oblige à repenser les conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap (formation, cadre d’emploi pour les accompagnants...).

Rythmes scolaires Une nouvelle donne à clarifier - Le 20/11/12

« La réforme des rythmes scolaires s’étalera sur deux ans » a déclaré François Hollande, ce mardi 20 novembre au Congrès des Maires et des présidents des Communautés de France. Selon le chef de l’Etat, les collectivités qui le souhaitent pourront mettre la réforme en œuvre dès 2013, les autres en 2014.

Cette décision montre qu’une reforme aussi complexe que celle des rythmes scolaires doit être bien préparée et correctement financée pour améliorer concrètement le fonctionnement de l’école. A ce stade, il reste de trop grandes zones d’ombre concernant les critères, les délais et le cadre qui présideront à toute décision. Le SNuipp s’interroge sur cette annonce qui ne doit générer une école à deux vitesses. Le SNUipp demande un cadrage national fort sur les modalités de décision de la nouvelle organisation scolaire. Les enseignants ne peuvent être tenus à l’écart de toute évolution. De fait, il faudra que les conseils d’école soient consultés avant toute modification. Que les écoles passent ou non à 4,5 jours, le statu quo n’est pas possible. cela nécessite des évolutions pour la rentrée 2013 notamment en révisant les programmes et en abandonnant l’aide personnalisée dans sa forme actuelle. De plus, le SNUipp souhaite des améliorations concernant les obligations de services des enseignants du primaire. Il est temps de reconnaitre tous les aspects de leur métier que l’enquête "la face cachée du travail" a mise en lumière. le temps consacré à la préparation de classe, au travail en équipe, à la rencontre avec les parents doit être pris en compte à la hauteur de 108 annuelles ( 3 heures hebdomadaires). Pour cela, il demande des discussions pour modifier le décret de 2008 qui cadre les obligations de service des enseignants. Le SNUipp-FSU rappelle que la réussite des élèves ne se joue pas uniquement en modifiant les rythmes scolaires. La consultation menée par le SNUipp auprès de 24 000 enseignants donne des pistes d’évolutions incontournables qui doivent voir le jour dans les écoles : baisse du nombre d’élèves par classe, refonte de la formation professionnelle, mise en oeuvre du plus de maitre que de classe. Il est l’heure de redonner confiance aux enseignants en leur permettant de faire du travail de qualité et de reconnaitre leur engagement professionnel au service de la réussite des élèves en revalorisant leur salaire.

Résultats d’enquête : Refondation : la parole des enseignants - Le 15/11/12

Les enseignants sont favorables à une réforme, mais pas n’importe laquelle. Explications avec l’enquête du SNUipp qui leur donne la parole et porte leurs voix dans les négociations.

Faut-il réformer l’école ? A cette question les enseignants ne répondent pas non à l’heure où se négocie le contenu de la future loi d’orientation et de programmation pour l’école et celui de nouvelles circulaires. Le SNUipp n’a cessé depuis l’ouverture de la concertation en juillet de demander qu’on entende leur parole. Mais l’oreille du ministère n’y est pas toujours très attentive ; il avait par exemple refusé d’accorder une demi-journée banalisée pour participer à cette concertation. Alors, le syndicat est allé la recueillir cette parole, pour mieux la porter dans les négociations. Une démarche approuvée par les intéressés. Ils ont été près de 24 000 à répondre à l’enquête conduite avec Harris interactive. La quasi totalité d’entre eux estiment que le syndicat doit jouer un rôle de passeur, entre les enseignants et le ministère. C’est le cas par exemple à 92% pour la réforme des rythmes. Ces réponses valident la démarche du SNUipp et renforcent les propositions qu’il soutient. Mais le principal enseignement est dans le fait que les enseignants plébiscitent à 89% l’idée d’une réforme du primaire. Il s’agit d’un soutien « sur le principe » car ils ne veulent pas n’importe quelle réforme. Si le primaire doit être la priorité comme l’affiche le gouvernement, la réforme doit se concentrer sur les aspects qui fonctionnent le moins bien à l’école et qui conduisent environ 15% à 20% des élèves à rentrer au collège avec des difficultés en Français et en maths. Les rythmes, l’arbre qui cache l’ampleur des enjeux

Depuis plusieurs semaines le débat public a focalisé sur la réforme des rythmes (qui ne figure pas dans la loi mais doit faire l’objet d’une circulaire), réduisant du coup l’ampleur des enjeux. Chez les professeurs des écoles les avis sont partagés, seuls 35% considèrent que c’est une action prioritaire. Mais la moitié d’entre eux sont favorables au passage à la semaine de 4 jours et demi. S’ils souhaitent un changement, c’est surtout sur la mise en place d’une alternance entre 7 semaines de classe et 2 semaines de vacances pour 85% d’entre eux. De même, 61% réclament des cours finissant à 15h30. En tout état de cause, plus des trois quarts des maîtres estiment que l’intérêt des élèves doit primer sur celui des enseignants et des parents. Pour les enseignants, les principales mesures attendues sont la diminution des effectifs par classe, la refonte de la formation des maîtres, le plus de maîtres que de classes, des moyens supplémentaires pour les écoles qui concentrent le plus grand nombre de difficultés scolaires... Parmi les principales préoccupations figurent les évaluations nationales. Pour 70% elles doivent avant tout servir à comprendre la nature des difficultés et des réussites des élèves en début d’année. D’autre part, ils sont 61% à penser que l’aide personnalisée doit être intégrés au temps d’apprentissage. Cette réflexion s’accompagne du souhait de repenser les dispositifs d’aide à la difficulté scolaire. Retrouver la confiance

Autre question très importante, celle de leurs conditions de travail. 80% estiment qu’elles ne sont pas bonnes et 96% qu’elles se sont dégradées ces dernières années. Autre ressenti chez 61% des enseignants, celui que leur image s’est singulièrement dégradée (même si eux-mêmes jugent à 65% qu’elle est bonne). Une impression qui ne colle pas avec un précédent sondage réalisé en septembre par le SNUipp. 81% des français ont une bonne image de la maternelle et 64% de l’élémentaire. Comment expliquer ces points de vues contradictoires. Les relations avec les parents ne semblent pas constituer un point de tension pour une grande majorité. Peut-être faut il y voir l’expression d’un mal être, qui a gagné une part de la profession comme le soulignaient un rapport d’Eric Debarbieux et une enquête de l’Inspection générale. Le journaliste spécialiste de l’éducation Emmanuel Davidenkoff y voit les effets « des discours politiques depuis dix ans ». « Aujourd’hui, un enseignant de 35 ans, au sommet de son énergie et de sa compétence, a passé les dix premières années de sa carrière à entendre qu’il ne savait pas faire son métier, alors qu’il devrait être le levier du changement » dit-il. Les enseignants ont perdu de la confiance dans l’institution et dans leur travail. Un vécu douloureux quand leur principale préoccupation est la réussite des élèves. Malgré tout la bonne image qu’ils ont d’eux-mêmes prouve que l’envie de bien faire est là. Aucune réforme ne pourra être réussie sans s’appuyer sur ce potentiel. Les enseignants disent oui à une réforme, mais dans l’intérêt commun des élèves et des enseignants. Leurs voix doivent être entendues.

Rythmes scolaires : tout reste à (re)faire - Le 13/11/12

Vincent Peillon réunira une table ronde sur les rythmes avec les représentants des syndicats, des collectivités locales et des familles. Il annonce aussi l’abandon des scénarios avancés jusqu’ici. Tout reste donc à (re)faire.

A l’occasion d’une séance de discussion avec les syndicats, lundi 13 novembre, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé qu’il organisera une table ronde avec des représentants des enseignants, des collectivités locales et des familles. C’est le résultat des interventions fermes et répétées du SNUipp, et du courrier commun qu’il lui a adressé avec le SE-UNSA et le SGEN-CFDT. De nouvelles hypothèses de travail sont sur la table.

Des discussions pourraient ainsi s’ouvrir sur la base de 24 heures d’enseignement en classe entière, plus trois heures dont les contenus restent à définir.
- Pour ce qui est des 24 heures, le ministre ouvre la porte d’une discussion sur l’organisation de la 24 ème heure qui pourrait être laissé à la liberté des équipes (une journée de six heures, trois journées de cinq et la demi-journée de trois heures. Ou bien encore : quatre journées de 5h15 plus la demi-journée de trois heures...)
- Pour ce qui est des trois heures, (108h annuelles) leur contenu est aussi soumis à discussion. Il sera notamment question de l’aide personnalisée (volume, organisation, contenu...) et des temps de concertation, d’animation pédagogique, de conseils des maîtres, de cycle, d’école... Tout reste à faire

A cette heure, nous n’avons aucune garanti sur les possibles évolutions. Pour le SNUipp, elles sont indispensables. Cela doit aboutir à une amélioration significative des conditions de vie et d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants. Très concrètement :

- nos obligations de service doivent être redéfinies. La charge d’enseignement actuellement de 25 heures et 40 minutes (24 heures + 60 heures d’aide personnalisée) ne convient pas. Elle doit baisser de manière significative. Le SNUipp porte toujours l’objectif de réduction du temps de travail. Toutes les dimensions du métier (temps de préparation, temps de concertation pour le travail en équipe et avec les partenaires, temps de rencontres avec les parents et les partenaires) doivent être reconnues. Les mercredis après-midi doivent être tous libérés.

- une compensation financière significative est indispensable. Cela nécessite aussi une revalorisation des salaires et une amélioration de leur carrière. L’injustice en matière de salaire et de carrière des PE : ça suffit !

- les dimensions pédagogiques du dossier doivent être traitées : redéfinition des dispositifs d’aide aux élèves et donc l’aide personnalisée actuelle doit être abandonnée, révision des programmes et des dispositifs d’évaluation des élèves, confiance envers les équipes enseignantes qui doivent être libérées des injonctions et tâches inutiles.

- les activités péri-éducatives doivent être proposées à tous les enfants de toutes les écoles. L’État doit garantir l’égalité dans l’offre éducative après la classe.

La table ronde annoncée par le locataire de la rue de Grenelle est un élément certes positif et il était temps... « Mais tout reste à faire » prévient d’ores et déjà le SNUipp. Pour sa part, le syndicat entrera dans ces nouvelles discussions avec l’exigence d’un mieux pour tous.

Les syndicats écrivent à Vincent Peillon le 12/11/12

Le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et le SNUipp-FSU s’adressent au ministre de l’Éducation nationale au sujet de la réforme des rythmes scolaires. A l’heure où il s’agit de construire une journée scolaire et éducative cohérente pour les enfants de l’école primaire, les trois organisations demandent notamment la mise en place urgente d’une table ronde réunissant les organisations des collectivités locales, des parents et des enseignants.

Monsieur le Ministre, Au cours des dernières semaines, vous avez entamé des discussions afin de revoir les rythmes scolaires à l’école primaire. Nous partageons avec vous l’idée qu’il faut repenser les temps et les contenus pédagogiques pour assurer la réussite des élèves. Néanmoins, vos premières propositions ne pouvaient pas susciter notre accord.

Toute modification des rythmes implique de repenser l’ensemble des temps scolaires, éducatifs et sociaux des élèves et en conséquence les temps de travail des enseignants afin de permettre pour tous un cadre d’apprentissage et de travail plus harmonieux.

Pour l’heure, concernant l’organisation de la journée, le compte n’y est pas. Vous vous êtes engagé à réduire significativement des journées scolaires trop lourdes. Ce constat, largement partagé, doit donc aboutir pour les écoliers à un allègement de la journée scolaire à 5 heures. Avec la demi-journée supplémentaire de 3 heures que vous souhaitez introduire, le temps d’apprentissage en classe entière est de 23 heures hebdomadaires. Cette question des rythmes ne peut, à elle seule, être l’alpha et l’oméga de la réussite des élèves. Les dimensions pédagogiques de ce dossier doivent être traitées. Ainsi, cette réforme doit être accompagnée d’une redéfinition des dispositifs d’aide aux élèves, d’une révision des programmes, de nouveaux dispositifs d’évaluation des élèves.

De même, elle ne peut se faire sans reconnaître concrètement les aspects du métier d’enseignant actuellement sous estimés : temps de préparation de classe marqué aujourd’hui par une grande différenciation pédagogique, travail en équipe, suivi des élèves, rencontres avec les parents, travail avec les partenaires, conception et coordination de projet. Toutes ces activités contribuent largement à la réussite des élèves. Ceci implique donc de revoir la définition et l’organisation des obligations de service des professeurs d’école, qui plus est avec l’introduction d’une journée supplémentaire. Ainsi, il ne nous paraît pas possible que les réunions institutionnelles ou d’animation pédagogique soient reportées sur le mercredi après-midi.

Dans le même temps, 36 demi-journées supplémentaires de travail dans l’année génèrent des coûts pour les enseignants (frais de transports, garde d’enfants, etc.). Cette perte de pouvoir d’achat doit être compensée, d’autant plus que les professeurs des écoles sont déjà moins bien rémunérés que leurs homologues européens, que le point d’indice de la fonction publique est bloqué et que leur régime indemnitaire n’est pas des plus favorables. Nous vous demandons donc de prendre des mesures de revalorisation des rémunérations en accompagnement de la mise en place de la loi.

Il est également nécessaire de dégager un temps périscolaire suffisant pour organiser dans les meilleures conditions possibles les activités culturelles, artistiques ou sportives annoncées. Il faudra aussi garantir l’égalité territoriale dans la mise en œuvre des activités éducatives et périscolaires. S’il s’agit de construire un dispositif cohérent de la journée de l’enfant, il faut que les acteurs parties prenantes de ce dossier se parlent. En conséquence, nous vous demandons de réunir une table ronde des représentants des collectivités territoriales, des familles et des enseignants.

Enfin, dans le cadre du dialogue social, il nous paraît indispensable d’assurer le suivi de la réforme. Nous vous demandons de programmer des rencontres régulières entre le ministère et les organisations syndicales afin d’évaluer la mise en œuvre des dispositifs et de permettre leurs évolutions.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations respectueuses.

Sébastien Sihr Secrétaire général du SNUipp-FSU

Christian Chevalier Secrétaire général du SE-UNSA

Thierry Cadart Secrétaire général du SGEN-CFDT

Direction d’école : ouverture des discussions confirmée le 26/10/12

Vincent Peillon confirme l’ouverture de discussions sur la direction d’école. Abaissement des seuils de décharge, reconnaissance du travail qui pourrait passer par une qualification, aide pérenne au fonctionnement, revalorisation...Le SNUipp a des propositions concrètes à mettre sur la table.

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé mercredi 24 octobre, l’ouverture au premier trimestre 2013 de discussions sur la direction d’école.

Parmi les sujets qui seront abordés, Vincent Peillon a notamment évoqué la multiplicité des tâches qui incombent aux directrices et directeurs d’école. « Il leur faut du temps pour accomplir mieux des missions, sans cesse plus complexes et diverses » a-t-il indiqué.

Sans doute pourra-t-il à ce propos consulter les résultats de l’enquête sur la « vérité des prix » du travail enseignant conduite par le SNUipp du 23 au 25 octobre. Ils viennent mettre en lumière « ce double métier qui s’exerce bien au delà du temps de service réglementaire et envahit le temps personnel et familial du plus grand nombre ».

Pour le syndicat, la question de l’amélioration des conditions de décharge est donc à l’évidence posée. Le ministre entend aussi mettre au menu des discussions le dossier de l’aide administrative, reconnaissant qu’il y aurait « à apporter des réponses en termes directement quantitatifs ». Pour le SNUipp, il s’agira là d’avancer sérieusement vers la création d’un véritable métier, qualifié et pérenne.

Vers une qualification qui soit reconnue ? Autres pistes de discussions avancée par le locataire de la rue de Grenelle : la formation continue et « peut-être une certification ou une reconnaissance qui pourrait justifier un certain nombre d’évolutions indemnitaires » tout en précisant d’emblée que « les syndicats sont attachés à un statut non hiérarchique du directeur [une] tradition de l’école primaire française. »

Enfin, et s’agissant du statut des écoles, il est resté dans l’expectative, admettant que le sujet cristallisait « des oppositions importantes ».

Quoi qu’il en soit, le menu annoncé est copieux. Pour le SNUipp, qui demandait depuis longtemps la réouverture du dossier de la direction d’école, l’occasion est enfin là de faire entendre les préoccupations professionnelles des directrices et des directeurs pour qui le statu quo n’est tout simplement plus envisageable.

Communiqué de presse du SNUipp/FSU du 25/10

Rythmes : Et maintenant, des discussions sérieuses, Monsieur le ministre !

Ce matin, le SNUipp-FSU a été reçu par le ministre de l’Education nationale afin de faire le point sur les discussions entamées depuis le début de la semaine au sujet de la réforme des rythmes scolaires. Il a exprimé son désaccord avec les propositions mises actuellement sur la table.

A ce jour, en proposant encore des temps d’école jusqu’à 16 H 00 voire 16 H 15, en matière d’allègement de la journée scolaire, qui peut penser que les enfants en tireront profit ? Finalement, avec à peine une demi-heure d’école en moins par jour, on peine à voir la grande amélioration pour les enfants comme pour les enseignants. Ce scénario ne répond pas aux ambitions fixées. Pour nous, il n’est absolument pas concevable !

De plus, les discussions ne se cantonnent qu’à des considérations budgétaires sur le financement des heures libérées. Rien concernant l’organisation du temps pédagogique de l’enfant, rien sur ses nouveaux rythmes d’apprentissage ni sur l’ajustement des contenus des enseignements. Quel flou ! Quelle improvisation ! Quelle déception !

Et pourtant, rappelons nous. Le ministre a annoncé une réforme ambitieuse pour les élèves. « Les journées sont trop lourdes » annonçait-il. La journée de classe doit être « plus courte scolairement, ça ne veut pas dire (…) plus courte éducativement » précisait t-il, même le 8 juillet dernier, dans les médias. Pour l’instant, nous sommes loin du compte.

Le SNUipp-FSU demande au ministre de reprendre les discussions sur des bases qui permettent concrètement un raccourcissement de la journée scolaire. Tous les enfants doivent terminer leur journée de classe aux alentours de 15 H 30. Pour réussir la réforme, les discussions doivent aussi aborder les questions d’organisation pédagogique de la journée scolaire des élèves de maternelle et d’élémentaire. Leurs différents besoins doivent être pris en compte. Tout cela suppose un engagement fort de l’État et des collectivités locales. Les élèves et les enseignants attendent des améliorations significatives de leurs conditions de vie et de travail. Il est temps d’y répondre, Monsieur le Ministre.

Pas de refondation de l’école sans les RASED ! 24/10/12

Dans le communiqué de presse publié aujourd’hui et intitulé "Pas de refondation de l’école sans les RASED !", les organisations et associations du Collectif National RASED demandent à être reçues en audience par le ministère.

Le Collectif national RASED a publié aujourd’hui un communiqué de presse intitulé "Pas de refondation de l’école sans les RASED !", dans lequel les organisations et associations du Collectif demandent à être reçues en audience par le ministère.

Quel sera le devenir des aides spécialisées et de la psychologie à l’école dans la refondation de l’école ? Le rapport de la concertation est singulièrement silencieux sur le sujet des RASED et en général sur les dispositifs d’aide aux élèves en difficultés. Et les réponses médiatiques du ministre ou des rapporteurs laissent planer de nombreuses inquiétudes, notamment autour du "plus de maîtres que de classe"...Pour les membres du Collectif réunis le 17 octobre, dont le SNUipp-FSU est partie prenante, il ne doit pas avoir de confusion entretenue entre cette organisation pédagogique qui doit améliorer les conditions d’apprentissage et ce que sont les aides spécialisées.

Discussions à ouvrir

C’est pourquoi il paraît essentiel que la question de l’aide spécialisée comme de la psychologie à l’école fasse aussi l’objet de négociation. Le ministre a signalé qu’il attendait les conclusions d’un rapport de mission par l’Inspection générale. Pour le Collectif ce rapport ne saurait être la seule base de discussion, d’autres rapports et études ont aussi livré des conclusions intéressantes.
Par ailleurs, sur le terrain, les enseignants spécialisés sont placés dans des situations très difficiles (empêchement à réaliser les missions, injonctions...). Le Collectif entend aussi en témoigner auprès du ministre pour que des conditions plus sereines et respectueuses des personnels soient mises en œuvre.

Article du Monde relatant la position du SNUipp/FSU jugeant inacceptables les propositions de Peillon relatives aux rythmes scolaires.

Rythmes : Il faut revoir le scénario

Communiqué de presse du SNUIpp/FSU

Où est passée l’ambitieuse réforme des rythmes scolaires et ses objectifs de réussite pour tous.

Une journée pratiquement aussi longue, 5h30 au lieu de 6h, une demi-journée supplémentaire le mercredi matin, un deuxième trimestre toujours aussi déséquilibré, le premier scénario dévoilé hier par Vincent Peillon est très décevant.

Le dispositif d’une demi-heure d’aide aux devoirs proposé en classe entière ne permettra pas un suivi particulier des élèves qui en auraient le plus besoin. Quid de la situation des élèves de maternelle qui eux, n’ont pas de devoirs ?

Pour les enseignants non plus, le compte n’y est pas. De quatre journées à l’école, 24 heures hebdomadaires devant la classe entière et 60 heures annuelles d’aide personnalisée à un petit groupe d’élèves, ils passeraient à 25 heures devant toute la classe et une demi-journée supplémentaire à l’école. Où est l’amélioration de leurs conditions de vie professionnelle et personnelle ? Où sont les possibilités de développer de nouvelles formes de travail : décloisonnement, travail en équipe, formation... ?

Ces propositions sont inacceptables en l’état. Le SNUipp-FSU souhaite maintenant qu’un travail sérieux et approfondi s’engage dans le cadre de véritables négociations. A cette occasion, il portera des propositions concrètes. Il faudra aussi prendre en compte l’expertise professionnelle des enseignants. Avant toute décision, leur avis doit être entendu. Le SNUipp-FSU s’engage à en être le porte-parole exigeant notamment en s’appuyant sur son grand questionnaire lancé en octobre ainsi que sur les rencontres avec plusieurs milliers de collègues.

Paris, le 17 octobre 2012

Les négociations du mardi 16 octobre

Gouvernance, éducation prioritaire et formation des enseignants étaient au menu de ce deuxième round de discussions entre organisations syndicales et ministère autour de la future loi d’orientation. Compte-rendu

- Dans la loi : un conseil supérieur des programmes devrait voir le jour. Cette instance consultative d’une trentaine de membres aura notamment pour mission de nommer des groupes d’experts chargés d’élaborer les contenus d’enseignement et de mettre en cohérence programmes et socle.

Pour le SNUipp, la création de cette instance doit permettre de construire des consensus autour de la définition de ce que l’école doit enseigner. Il a demandé que des enseignants y soient présents. De plus, il a rappelé que le travail de cette commission devra donner lieu à consultation de tous les enseignants des écoles comme ce fut le cas lors de l’élaboration des programmes de 2002. Le Conseil supérieur de l’éducation où sont représentés les syndicats devra ensuite être systématiquement consulté.

- Dans la loi : l’évaluation de l’école pourrait se faire désormais par une instance indépendante. Son objet serait de nourrir le débat public, de donner des indications aux enseignants, et de contribuer à expertiser les évaluations externes telles que Pisa ou Pirls. La création de cette instance suppose la suppression du Haut Conseil à l’évaluation.

Pour le SNUipp, il faudra préciser la composition de cette instance et ses modalités de travail. Il est important de retrouver une évaluation du système totalement indépendante. A l’image du travail réalisé par le Haut conseil à l’évaluation de l’école (Hcéé), cette instance devra initier un débat éducatif de qualité, toujours avec le souci de faire progresser l’école.

Sur la sectorisation

L’assouplissement de la sectorisation scolaire a été vivement critiqué notamment pour les écoles en difficulté. Des discussions vont être ouvertes dans le cadre d’un agenda social.

Sur l’éducation prioritaire

De nouveaux textes réglementaires devraient voir le jour. Une refondation de l’éducation prioritaire est annoncée afin de clarifier les dispositifs et leurs sigles (Eclair, RAR, RRS) qui se sont accumulés. Le ministre souhaite engager une phase de discussion. Il a d’abord émis l’idée d’abandonner les labels et de redéfinir les aides à apporter aux établissements en fonction de leurs spécificités territoriales, scolaires et sociales. Il annonce aussi des moyens supplémentaires pour ces zones difficiles et de nouveaux dispositifs d’accompagnement : dotations pluriannuelles à partir de critères à définir, volonté de stabiliser les équipes avec amélioration des conditions de travail, décharges horaires. Cette modification n’est pas d’ordre législatif mais relève de la négociation avec les organisations représentatives.

Pour le SNUipp, il faut un label national qui inclut territoires urbains et ruraux. A l’intérieur de ce label par contre, les moyens peuvent être donnés en proportion des difficultés ce qui permettrait plus de souplesse tout en évitant les effets de seuils. Les critères pourraient prendre en compte les difficultés sociales mais aussi le niveau de difficultés dans des apprentissages prédictifs de réussite (catégorisations, numération, résolution de problème, lecture, langage oral). Il y a besoin d’un cadre national fort de la politique d’éducation prioritaire et d’un échelon local important avec de la formation, de l’accompagnement par des métiers intermédiaires (coordonnateurs, formateurs) et plus de maîtres que de classes. Il convient aussi de porter une attention particulière au primaire, les écarts du nombre d’élèves entre RAR et hors RAR y étant faibles (2,3 élèves contre 4,5 pour le collège) alors que c’est sur ces territoires qu’il faut concentrer les efforts.

Sur la formation

Le modèle retenu est celui d’une formation intégrée dans des « Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espe).

Espe
- Dans la loi : les enseignants seront formés dès la rentrée 2013 dans les Espe qui auront des missions de formation initiale et de formation continue pour les enseignants du premier et du second degré. Elles pourront plus tard être élargies à l’ensemble des métiers de l’éducation. Les Espe doivent assurer un continuum entre formation initiale et formation continue tout au long de la carrière, et assurer entre les deux la formation à l’emploi. Elles délivreront des masters professionnels aux enseignants qui sortiront formés. Sans être ni des UFR ni des IUT, les Espe seront des instituts avec une autonomie relative, un budget et une gouvernance qui leur seront propre. Pour éviter de mettre toutes les universités en concurrence, contrairement à ce qui s’est passé lors de la dernière réforme, le modèle retenu est celui d’une procédure d’accréditation par les deux ministères sur la base d’un cahier des charges très strict. Il y aura une Espe par académie, sauf en Ile-de-France où la situation est particulière. Cette structure devra travailler en coopération, par conventionnement, avec les différentes universités de l’académie, et avoir une attention particulière aux antennes départementales. Elle aura le rôle de maître d’ouvrage sur un site.

- Dans les textes réglementaires : la reconnaissance des formateurs de terrain, leur place au sein des Espe.

Concours

- Dans la loi : admissibilité et admission sont fixées à la fin du M1. Les lauréats deviennent élèves professeurs en M2 et sont rémunérés.

- Dans les textes réglementaires : il faudra que les concours intègrent une part de professionnalisation.

Master
- Dans les textes réglementaires : un cahier des charges national et le maintien d’un référentiel de compétences métier qui doit être achevé à la mi novembre. les conventions avec les rectorats et l’organisation des stages

Recherche
- Dans la loi : la formation est adossée à la recherche

- Dans les textes réglementaires : les recherches en éducation seront développées, un budget sera dégagé pour valider des recherches en didactique et pédagogie

Pour le SNUipp, après la réforme calamiteuse de la « mastérisation », la remise en place d’une véritable formation était nécessaire. Il retrouve des propositions qu’il a porté pendant la concertation, notamment sur le modèle de formation intégrée, l’importance des formateurs de terrain et de l’intervention des PE dans la formation (avec les possibilités d’évolutions de carrière qui en découlent), ou le concours. Le SNUipp a demandé à éclaircir de nombreux points. Ce sera l’objet de discussions à venir.

 

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