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10 février 2013

Enfants roms à Saint-Fons : où va-t-on ?

Depuis quelques mois, la ville de Saint-Fons scolarise des enfants roms suite à l’installation de familles roms dans la ZI qui jouxte Gerland. Cependant le choix de cette mairie interpelle, comme celui d’autres d’ailleurs, tel Ris-Orangis. En effet, la classe de ces enfants roms se situe certes dans une école, mais désaffectée et en partie occupée par la police municipale.

Il est vrai que l’école la plus proche du campement des familles roms est saturée, à tel point que deux classes de maternelles ont été délocalisées dans un centre de loisir. Il est vrai que les locaux proposés par la municipalité sont plus proches (1.5km) des écoles environnantes. Mais tout de même, on ne peut que s’indigner de cette classe mono ethnique, implantée non seulement hors de toute infrastructure scolaire mais qui plus est dans des locaux réaménagés en commissariat de police. Si le maire ne semble pas avoir été choqué par une telle situation, le Défenseur des droits, Dominique Baudis s’est d’ores et déjà saisi de l’affaire. Le caractère discriminatoire de cette classe et le respect des dernières circulaires concernant l’obligation de scolarisation des enfants roms sont en effet posés ici.

Au quotidien, les enfants, tous d’âge élémentaire, car la mairie refuse d’inscrire les enfants d’âge pré élémentaire, sont accompagnés par des bénévoles tout le long du trajet qui les mène du campement à leur « classe ». Ces mêmes bénévoles proposent aux enfants une collation vers 10 heures car la mairie refuse également l’accès à la restauration scolaire. Quant à l’enseignement, il était au début assuré par deux étudiantes contractuelles mais depuis peu l’une d’entre elles a été remplacée par une étudiante bénévole…

Etait-il judicieux de mettre dans une telle classe, isolée de surcroît (bien que rattachée à l’école Parmentier) des étudiantes de fait débutantes dans l’enseignement.

Etait-il judicieux de tenir à l’écart d’un groupe scolaire ces enfants pour leur apprendre le français. L’inclusion n’est-elle pas plus souhaitable que l’exclusion en la matière ?

Etait-il judicieux de vouloir apprendre à ces enfants le métier d’élève, selon l’administration, avant de les mettre dans une école ? il est vrai que jadis les élèves apprenaient parfois à nager sur des chaises !

Si la situation est complexe, il n’est moralement pas acceptable de légitimer, à quelques points de vue que ce soit, un tel dispositif. Mais gageons qu’élus et administrateurs sauront retrouver très vite la lucidité nécessaire à la gestion de telles situations.

Signez la pétition en ligne en cliquant ici.

 

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