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22 janvier 2015

Le comité départemental de suivi des rythmes reste sourd aux inquiétudes des enseignants

le SNUipp-FSU, dans sa volonté de défense de nos conditions de travail nécessairement impactées par la mise en place de la semaine de 4 jours et demi, a fait le choix de siéger à ce comité afin de faire remonter à l’institution les problèmes liés à la mise en place des nouveaux rythmes.

Les nombreux mails et échanges avec la profession nous ont permis de lister tous les points problématiques que nous avons portés lors de la réunion du 15 décembre 2014. Et voici un résumé, sous forme de tableau, des interventions du SNUipp et réponses de l’IA-DASEN.

Interventions du SNUipp-FSU69Réponses de l’IA-DASEN
Nous ne notons aucune amélioration mais bien plutôt une dégradation de nos conditions de travail et nous nous inquiétons des inégalités sur les territoires.L’IA-DASEN s’interroge sur les indicateurs utilisés afin de conclure à l’absence d’amélioration et répond que cette réforme n’engendrera pas plus d’inégalités. Les inégalités existent déjà, et la réforme bénéficiera surtout aux élèves les plus fragiles et les plus éloignés de la réussite. Concernant les conditions de travail des enseignants, il indique que le budget de l’EN est confortable, que des efforts sont faits par la Nation et qu’aucun enseignant n’est au chômage. Les postes créés en éducation prioritaire ne doivent cependant conduire à ignorer le nécessaire dialogue social, car la réforme n’est pas un objectif mais un moyen : elle donne l’occasion d’interroger les pratiques existantes. Tout est à inventer, et les enseignants sont invités à se centrer sur la pédagogie.
Nous avons exprimé notre désarroi concernant l’occupation des salles de classe, les problèmes des préparations matérielles en maternelle ainsi que le partage du matériel au sein des écoles avec les animateurs. Nous avons aussi souligné notre préoccupation concernant la refonte du temps de service des ATSEM qui ne correspond plus toujours au temps de présence scolaire des élèves.
Nous avons pointé la fatigue des élèves en maternelle l’après-midi.
A la réponse du DASEN, nous avons objecté que la sieste était un besoin physiologique de nos jeunes élèves et que les collègues ne surveillaient pas la sieste mais faisaient l’endormissement avant de prendre en charge des décloisonnements.
L’IA-DASEN nous rétorque qu’il faut du temps pour que les choses s’organisent. La réforme a généré bcp de réflexions sur l’articulation scolaire/périscolaire et la mesure des effets devra attendre : il y a de la place pour mettre en place une stratégie d’acteurs qui doit être d’initiative locale. Il préfère ne pas imposer une charte type départementale mais invite à partager les bonnes pratiques existant sur certains territoires.
L’IA-DASEN entend la fatigabilité mais dit que le fait de payer des enseignants à surveiller la sieste a un coût certain pour la Nation. Il s’interroge également sur l’heure de couchage des enfants le soir.
Nous avons souligné que le dialogue avec les communes nécessaire à l’organisation du temps périscolaire du soir n’existe pas de partout, générant parfois de la souffrance.L’IA-DASEN rappelle qu’en cas de difficultés persistantes, les enseignants doivent faire appel à l’IEN de leur circonscription.
Nous avons posé la question des communes désirant modifier leur organisation scolaire.A ce jour, seuls St Pierre la Palud et Dareizé ont souhaité modifier leurs horaires. L’IA-DASEN souhaiterait que les communes se décident avant le mouvement des enseignants pour favoriser la gestion des associations de postes proposées.
Nous avons manifesté notre inquiétude quant à la participation financière qui est demandée aux parents et sur les inégalités d’accès qu’elle génère sur les territoires. Certains enfants, par conséquent, ne fréquentent plus le périscolaire et sont livrés à eux-même.L’IA-DASEN nous répond que les activités périscolaires étaient déjà payantes avant la réforme. Le directeur de la CAF précise que pour obtenir un versement de la CAF, il faut que l’accueil soit payant, même modestement.

Ce mardi 20 janvier s’est à nouveau réuni le comité de suivi des rythmes. L’administration continue de nier les problèmes. Stop au mépris ! ce n’est pas comme cela que l’on va résoudre le malaise des enseignants sur le sujet mais bien plutôt en prenant en compte l’expression de leurs difficultés. Se voiler la face n’est pas une solution pour avancer !

 

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