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13 juin 2017

Eleves Hautement Perturbants : L’inspection n’entend pas l’urgence

Suite à l’interpellation par le SNUipp-FSU69 du nouvel IA lors d’une CAPD sur la problématique des élèves hautement perturbants (EHP), celui-ci a proposé un groupe de travail sur la question. Ce Groupe de Travail, qui s’est tenu le vendredi 8 juin, a réuni des IEN dont un IEN ASH, des représentants des fédérations de parents d’élèves, des représentants des personnels enseignants et des représentants des personnels RASED (E, G et psy).

L’administration dans le déni

L’administration a tout d’abord présenté les dispositifs en place depuis 4 ans pour la gestion des élèves à comportement difficile. Le CAPE (Cellules d’Accompagnement Pluridisciplinaires Expérimentales) met en relation des personnels EN et du médico-social avec pour objectifs de coopérer, remédier et prévenir. Cependant le dispositif est comme son nom l’indique expérimental et ne concerne qu’un archipel de 17 écoles ! NINA, pour Notifications ITEP Non Abouties, est un dispositif de lutte contre le décrochage scolaire, spécifique à certains élèves et donc également limité.

Des constats accablants

Au-delà des échanges de bonnes paroles, le SNUipp-FSU a rappelé que :

- Préférer l’appellation d’« élève pour lequel l’institution scolaire n’a pas trouvé de réponses adaptées » à celle d’ « élève hautement perturbant » est insidieuse car elle semble renvoyer la responsabilité des problèmes aux enseignants.

- Les possibilités de prise en charge au sein d’établissements spécialisés sont insuffisantes (près d’une cinquantaine d’orientation en ITEP n’aboutit pas par manque de place).

- La convention signée entre le rectorat et l’ARS pose problème du point de vue des locaux scolaires et semble acter un désengagement de l’ARS, qui ferme par ailleurs des CMP.

- La question des élèves hautement perturbants ne doit pas être confondue avec la question de l’inclusion.

Des propositions concrètes du SNUipp-FSU

A l’issue de ce GT qui s’apparentait plus à une table ronde, le SNUipp-FSU a exprimé ses revendications concrètes pour la rentrée prochaine :

- Création de postes de Médiateurs Prévention Violence Scolaire, dès la rentrée 2017, à l’instar de ce qui se fait dans d’autres départements. Ces MPVS sont des enseignants qui interviennent directement dans les écoles mises en difficulté par un EHP (élève hautement perturbant).

- Dotation d’EVS ou d’AESH sans notification dans certaines situations.

- Proposition de formations adaptées répondant aux demandes des enseignants.

Prochain GT sans le SNUipp-FSU

En tout état de cause, le SNUipp a décliné la proposition de l’IA adjoint d’un nouveau GT car les enseignants n’ont pas besoin de nouveaux protocoles pour gérer les situations explosives engendrées par des EHP.

Le SNUipp-FSU réclame des moyens humains supplémentaires dès la rentrée.

 

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