www.snuipp.fr

Section du Rhône du SNUipp - FSU

Navigation

Vous êtes actuellement : les publications  / BID 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
6 avril 2018

CP à 12 : les "dieux" sont-ils tombés sur la tête ?

La mise en œuvre des CP à 12 semble être devenue l’unique sujet de préoccupation de la hiérarchie. En dehors de consignes écrites au BO, celle-ci ne semble plus savoir à quel saint se vouer. Sur le terrain, les équipes sont ballotées de rumeurs en demandes de dernières minutes. Face à cette situation, des écoles commencent à se mobiliser comme à Vaulx en Velin (130 personnes rassemblées devant les inspections le 05/04) pour demander que les CP à 12 ne soient pas l’alpha et l’oméga de la politique d’Education Prioritaire.

Les règles de répartition de classes clarifiées

L’Inspecteur d’académie a envoyé à toutes les écoles une modification des règles du mouvement pour les postes étiquetés CP et CE1 à 12. Cette formulation reprend notre demande et celles des 500 collègues qui avaient signé la pétition que nous avions lancée.

C’est une bonne nouvelle même si elle est tardive. Cela met fin aux nombreuses rumeurs qui courraient dans les écoles REP + et REP : choix des titulaires CP ou CE1 par les IEN, lettre de motivation à faire pour être autorisé à rester dans une classe de CP ou CE1 dédoublée, obligation de faire le mouvement dans sa propre école pour changer de niveau de classe…

Au final, l’Inspecteur d’académie a réaffirmé que les textes sur la répartition des classes seront respectés.

Les injonctions se multiplient, sans lien avec l’intérêt des écoles et des élèves

Les équipes nous font remonter une multitude d’injonctions différentes d’une circonscription à l’autre : compatibilité entre CP et temps partiels, manuels scolaires, temps de décloisonnement, classes qui peuvent bénéficier ou non du décloisonnement de CP, installation de cloisons définitives dans les classes pour faire des CP à 12, demandes disproportionnées de « reporting »…

Le SNUipp-FSU appelle les équipes à résister à ces injonctions qui ne s’appuient sur aucun texte, aucune consigne écrite du ministère ou de l’Inspection académique. La hiérarchie ne peut pas imposer des choix sans justification. Les collègues sont libres de proposer des solutions alternatives qui seraient favorables au fonctionnement de l’école ou des classes.

Les textes sont inversement très clairs :

  Les IEN ne peuvent pas imposer des manuels.

 Les CP sont compatibles avec les temps partiels. Ils n’étaient pas préconisés lorsque les temps partiels étaient complétés par les PES.

  L’enseignement en CP relève de la compétence de tout PE. Un IEN ne peut pas décider qu’un enseignant n’est pas assez bon pour un CP à 12 et prendra donc un CM2 à 27… C’est bien le conseil des maîtres qui répartit les classes.

  Le décloisonnement de CP correspond d’après l’IA à la poursuite du dispositif PDMQDC. Or ce dispositif reste défini par des textes qui mettent ces moyens au service du projet de l’école. Ce texte indique aussi que ces moyens doivent être souples dans leur utilisation : « Le projet doit conserver une souplesse suffisante pour pouvoir être adapté, au cours de l’année scolaire, à l’évolution des besoins des élèves. » circulaire n° 2012-201 du 18-12-2012

Le SNuipp-FSU continuera de défendre la liberté des équipes à organiser leurs moyens en fonction des besoins de leurs élèves, comme l’indiquent les textes. La hiérarchie doit comprendre que la multiplication des contraintes aboutira à faire échouer cette réforme.

 

6 visiteurs en ce moment

*Top SNUipp du Rhône 12 rue de la Tourette 69001 Lyon - 04 78 27 41 50 - Fax 04 78 30 06 62 - snu69@snuipp.fr
©Copyright 2006 - Section du Rhône du SNUipp - FSU, tous droits réservés.