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15 juin 2018

DECLARATION PREALABLE CAPD 15 JUIN

Mouvement, hors classe, méthodes de lecture, Vaulx, établissements spécialisés... Le SNUipp_FSU 69 interpelle l’IA lors de la CAPD du 15 juin.

Monsieur l’inspecteur d’académie,

Vos décisions prises sans concertation et avec la calculette concernant :

- les associations de 80%
- les temps partiels en ULIS
- les postes en EP
- les directions vacantes
- les bonifications pour service rendu

ont impacté lourdement le mouvement en phase principale comme en phase d’ajustement alors même que la DPE1 a subi une vague de départs qui a rendu la gestion du mouvement délicate. Vos décisions ont clairement entravé notre travail de collaboration avec la DPE1. Le travail paritaire permet fréquemment des améliorations, des compromis grâce à des analyses, des échanges de points de vue. Revendiquer une expertise qui se voudrait objective et qui passerait outre les instances paritaires nous paraît être une démarche hasardeuse.

Pour le SNUipp-FSU, l’élaboration des instructions du mouvement dans le cadre de groupes de travail et le respect de ces règles sont la garantie de l’équité et de la transparence. Vous semblez vous-même être attaché à ces valeurs. Le mouvement 2018 est entaché de nombreuses erreurs qui les mettent à mal. Nous le regrettons vivement et espérons que ces problèmes resteront conjoncturels.

En ce qui concerne les promotions à la Hors classe, nous regrettons que l’esprit de PPCR n’ait pas été respecté pour l’accès à deux grades dans une carrière. Nous nous interrogeons sur des appréciations grandement déconnectées des notes. Dans certains cas, l’écart est tel que nous nous interrogeons sur la considération que des IEN donnent aux propos de leurs collègues. Nous espérons par ailleurs que ce sera bien l’AGS générale et non celle dans le corps des PE qui sera bien prise en compte pour départager les collègues à 150 points. Le contraire serait considéré comme un mépris aux conséquences ravageuses.

Au sujet des actions récentes de nos collègues exerçant à Vaulx-en-Velin pour exprimer les difficultés dans lesquelles ils exercent et le peu de moyens dont ils disposent pour mener à bien leurs missions, vos commentaires et réactions lors du dernier CHSCT nous interrogent, voire nous choquent. Vous semblez ne pas prendre la mesure de cette situation et ainsi vous discréditez les réactions de ces collègues. Face à des problèmes graves de violence aux abords et à l’intérieur des écoles, vous répondez par une formation laïcité. Face aux problématiques des classes surchargées, des inclusions ULIS, du manque de place dans le spécialisé pour accueillir les enfants notifiés, du manque de RASED, des années d’attente pour des suivis au CMP...vous répondez avec des CP et des CE1 à 12 (enfin déjà à 13 ou 14 !) qui désorganisent les écoles et déséquilibrent un peu plus les autres niveaux de classe. Comment voulez-vous que ces enseignants soient satisfaits et confiants pour la suite ? Comment pouvez-vous croire qu’ils se sentent écoutés et pris au sérieux ? Comment pouvez-vous leur reprocher d’exagérer ? Ce sont vos réponses qui sont inadaptées au vu de leur investissement quotidien dans ces écoles difficiles.

De même, cette semaine, des enseignants de CP de Vénissieux, Villefranche et la Duchère, ont dû se porter volontaires pour une expérimentation de lecture financée par « Agir pour l’école ». Grâce au soutien financier de multinationales françaises, cette association présidée par le directeur de l’institut Montaigne, a développé une méthode d’apprentissage de la lecture. Cette méthode n’a pas été communiquée aux enseignants concernés et il n’est même pas garanti qu’elle le soit avant la rentrée. En professionnels de la pédagogie qu’ils sont, certains de ces collègues ont donc refusé de participer à cette expérimentation dont ils ne connaissent ni le contenu ni les supports. En temps normal, les IEN leur auraient d’ailleurs à juste titre déconseillé de s’engager dans une méthode qu’ils n’avaient pas étudiée et analysée. Mais ce temps est visiblement révolu et les équipes de circonscription sont bien obligées de se contredire pour faire avaler aux collègues les pilules de ce ministère....encore une fois au mois de juin... encore au sujet des CP à 12. Dans les secteurs où il n’y avait pas de volontaires, les IEN ont imposé à des équipes cette méthode, niant complètement leur liberté pédagogique. Les équipes de ces écoles REP+ ont passé de nombreuses heures de concertation pour harmoniser les méthodes de lecture et développer des activités dans les différents domaines de l’apprentissage de la lecture. Elle ont également investi, avec les crédits municipaux qui leur sont alloués, dans des manuels, des méthodes et du matériel en cohérence avec leurs choix pédagogiques. Tout cela ne semble pas avoir d’importance face aux lubies du ministère et les collègues ne peuvent que se sentir méprisés. Croyez-vous qu’il soit judicieux pour expérimenter une nouvelle méthode de l’imposer au dernier moment ? Pensez-vous que cette démarche de recherche commence dans de bonnes conditions ? Nous ne le croyons pas et vous demandons qu’aucun enseignant de CP dédoublé ne soit contraint d’entrer dans un tel dispositif contre son gré. Après des années de dégradation des droits des personnels (temps partiels, mutations, formation...), toucher au cœur du métier d’enseignant serait envoyer un bien mauvais message à cette profession déjà bien mise à mal.

Pour terminer cette déclaration préalable, nous tenons à attirer votre attention, Monsieur l’inspecteur d’académie, sur la situation dramatique que vivent certains collègues en ITEP ou en IME. Parfois malmenés par les équipes non enseignantes ou par les directions d’établissement, ces collègues se retrouvent démunis alors qu’ils sont parfois en danger. Il leur est simplement proposé de prendre du recul en allant voir leur médecin traitant, ce qui est une curieuse façon de traiter un problème récurrent et un personnel en souffrance. C’est ainsi, en tout cas, que le sentiment de n’être pas soutenu par sa hiérarchie se propage parmi les enseignants du premier degré.

 

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