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14 mai 2019

Loi Blanquer

Les amendements votés au Sénat ne sont pas que des bonnes nouvelles

En complément de la suppression des EPSF, les sénateurs ont souhaité souligner l’importance du rôle du directeur d’école et le "sanctuariser". Ainsi, sans consultation ni des intéressés ni des organisations syndicales, le Sénat propose de "dynamiser la gestion des ressources humaines de l’EN en posant les premiers jalons d’un véritable statut du directeur d’école, en plaçant sous son autorité les enseignants de son école" (source : note de synthèse du rapport n°473 du sénat CLIC). Il s’agit ainsi de récompenser " les enseignants qui s’impliquent dans cette fonction de directeur qui est exigeante, qui induit des décisions et qui nécessite une forme de reconnaissance", fait valoir Catherine Morin-Desailly, présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication (source : article de public sénat : CLIC ).

Les directions demandent avant tout du temps et de l’aide humaine

Cette proposition questionne et inquiète quant à sa teneur et sa mise en application. A nouveau, les politiques ne répondent pas aux attentes des directrices et directeurs d’école. Le collectif des directeurs du Rhône s’est clairement exprimé pour plus de temps de décharges, une aide humaine et une reconnaissance financière. Il faut ajouter que les directions d’école souffrent d’être corvéables à merci dès que l’institution a un besoin : la sécurité avec les PPMS, le suivi des élèves en difficulté avec les ESS, les PAP et autres PPRE, les inspections 6e avec Affelnet, le caporalisme pédagogique avec les évaluations nationales. Trop souvent, les injonctions de l’institution prennent le pas sur les besoins de l’école. Un statut hiérarchique ne ferait que renforcer ce travers. Cette reconnaissance sera un cadeau empoisonné. Il y a fort à parier que ces nouvelles missions s’ajouteraient aux autres tâches sans nouveaux moyens.

Sur le fond, s’il suffisait d’un chef pour que les établissements scolaires soient bien « gérés », les collèges nageraient en plein bonheur. La remise en cause du fonctionnement très collectif des écoles serait une très mauvaise nouvelle pour tous les enseignants : adjoints et directeurs.

C’est pourquoi, enseignants et directeurs doivent faire entendre leur avis et se mobiliser pour que cette proposition ne soit pas adoptée en séance publique programmée la semaine prochaine.

 

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