www.snuipp.fr

Section du Rhône du SNUipp - FSU

Navigation

Vous êtes actuellement : Actualités 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
9 janvier 2020

Déclaration des élus SNUipp-FSU 69 devant l’IA le 7/01

Lors de la CAPD, le SNUipp-FSU 69 a présenté ses voeux à l’IA, en lui rappelant que la souffrance au travail dans l’Education Nationale est une réalité à laquelle il ne suffit pas de répondre pas "Ecole de la confiance"...

Monsieur l’inspecteur d’académie,

En cette nouvelle année, le SNUipp-FSU 69 aurait de nombreux vœux à faire. Nous avons un projet pour transformer l’école, pour permettre la réussite de tous les élèves et l’épanouissement professionnel de nos collègues.

Malheureusement, ce ministère ne nous laisse pas le temps de travailler à une amélioration de notre système éducatif. Il nous contraint à lutter tout d’abord pour éviter de nouvelles dégradations et empêcher la destruction du métier enseignant. L’exemple actuel de la réforme des retraites en est un exemple criant. La réaction du monde enseignant montre au grand jour que les professeurs des écoles ne croient plus leur ministre. La confiance est rompue. Ce ministère n’est plus crédible à leurs yeux.

Ce constat amer s’explique facilement. Depuis des années, toutes les réformes sont menées sans les enseignants. Les injonctions contradictoires, les annonces médiatiques, la surcharge de travail a fait se développer une souffrance au travail que le ministère est obligé de reconnaître quand un drame arrive. En effet, l’Éducation nationale a reconnu le 11 décembre « l’imputabilité au service » du suicide de Christine Renon. C’est un premier pas. Mais notre hiérarchie doit aujourd’hui prendre ses responsabilités sur la dégradation des conditions de travail des personnels et les risques psychosociaux auxquels ils sont exposés, seule condition pour prévenir l’épuisement professionnel et les actes suicidaires. Cela impose de questionner l’organisation du travail et plus globalement le sens du métier. Nous sommes loin d’assister à cela actuellement.

En prenant l’exemple du sujet que nous traiterons aujourd’hui lors de cette CAPD, la politique que vous avez adopté sur les avis finaux des rendez vous carrière va, une fois de plus, renforcer ce sentiment de déconsidération venant de la hiérarchie.

En effet, nous constatons comme l’an dernier, dans plusieurs situations un réel décalage entre le compte-rendu du RDV de carrière et votre avis final résultant visiblement d’une règle qui l’aligne, non pas sur le niveau d’expertise de l’enseignant revenant sur le plus d’items, mais sur le plus bas, même s’il est largement minoritaire.

Le dossier complet des collègues concernés montre un grand professionnalisme, un sérieux tout au long de la carrière, un engagement quotidien auprès des élèves dont ils ont la charge. Votre avis final, nivelant vers le bas, ne peut être que mal vécu.

Pour finir, que dire de la fin prochaine des CAPD. Supprimer la possibilité aux organisations syndicales de repérer avec l’aide des collègues les erreurs du mouvement, de construire des règles ensemble, de vérifier et d’expliquer aux enseignants le système des promotions en leur assurant qu’aucun passe droit n’est possible... vous savez très bien à quoi cela va aboutir. Une défiance renforcée du corps enseignant. Une opacité qui fera naitre des rancœurs. Un fossé encore plus grand entre les enseignants et leur hiérarchie. Nous vous demandons de ne pas jouer ce jeu. Nous devons continuer d’avoir accès aux documents comme les années précédentes. C’est dans votre intérêt aussi de pouvoir dire qu’un contrôle existe afin que tout le monde soit soumis aux mêmes règles. Refuser de travailler avec les organisations syndicales reviendrait à nous cantonner dans un unique rôle d’opposition. Cela n’a jamais été la politique du SNUipp-FSU. Il nous semble que personne n’a rien à gagner dans un tel fonctionnement. Mais nous prendrons nos responsabilités pour ne pas laisser les collègues face à des injustices qui ne viendraient que dégrader une fois de plus nos conditions de travail.

Les enseignants ne l’acceptent plus. Nous serons à leurs côtés pour faire entendre leurs voix et faire respecter leurs droits. L’école de la confiance ne peut se décréter, elle doit se construire. A quand la première pierre ?

 

53 visiteurs en ce moment

*Top SNUipp-FSU du Rhône 256 rue Francis de Pressensé 69100 Villeurbanne - 04 78 27 41 50 - snu69@snuipp.fr
©Copyright 2006 - Section du Rhône du SNUipp - FSU, tous droits réservés.