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14 mars 2020

Coronavirus - Fermeture des écoles - Le point au jour le jour

Nous vivons actuellement une situation inédite pour nos écoles. Le SNUipp-FSU fait de son mieux pour répondre à vos interrogations, et intervenir auprès de notre hiérarchie pour que les consignes soient claires et aient du sens. Lire les dernières infos dans cet article.

Mercredi 25 MARS - Continuité pédagogique et urgence sanitaire : un discours hiérarchique irresponsable

Le Snuipp-FSU 69 accompagnera et soutiendra tous les collègues qui ne respecteront pas les consignes irresponsables de notre hiérarchie. N’hésitez pas à nous contacter en cas de pressions inadmissibles. Les infos en détail en cliquant ici.

Dimanche 22 MARS - AESH : Retour à Pôle Emploi !

Nous avons appris vendredi soir par l’intermédiaire des directeurs d’école que les AESH dont le contrat en CDD devait être signé au 1eravril devaient se tourner vers Pôle Emploi. Le SNUipp-FSU 60 intervient. Je clique ici.

VENDREDI 20 MARS - COVID 19 - Le SNUipp-FSU 69 fait part de vos demandes à l’IA DASEN. LES PREMIERES REPONSES !

Consulter les premières réponses en cliquant ici.

VENDREDI 20 MARS - COVID 19 - Le SNUipp-FSU 69 fait part de vos demandes à l’IA DASEN. A suivre !

Depuis le début de la crise sanitaire, le SNUipp-FSU 69 s’efforce de communiquer de façon raisonnée sur les événements. Notre but pour le moment est de permettre aux écoles d’avoir les réponses nécessaires. Viendra ensuite le temps de demander des comptes à nos politiques qui nous ont mis dans une telle situation, où une fois encore ce sont les personnels qui doivent assumer les manques.

Ce vendredi 20 mars, nous adressons une liste de questions à l’IA DASEN suite à vos multiples demandes. Continuez à nous contacter pour nous faire remonter les problèmes rencontrés sur le terrain, les interrogations...

Consulter les demandes en cliquant ici.

MERCREDI 18 MARS - Accueil des enfants des personnels soignants : la solidarité se met en place , les personnels ont besoin de protections

Après deux jours de fermeture des crèches, écoles, établissements scolaires et universitaires, les remontées du terrain que peuvent avoir les syndicats nationaux de la FSU font état d’un nombre important de personnels volontaires pour assurer l’accueil des enfants des personnels soignants, mesure qui semble étendue en certains endroits aux enfants d’autres personnels, extension sur laquelle la FSU attend des clarifications.

Quoi qu’il en soit, c’est le signe d’une mobilisation sans faille des personnels au service de l’intérêt général, mobilisation que la FSU n’a eu de cesse d’encourager et dont ses militant-es sont partie prenante. Les personnels du service public sont conscients de la mission qui leur incombe, et l’accueil des enfants ne peut reposer que sur le volontariat ; en outre, il faut absolument garantir leur sécurité et renforcer les protections sanitaires de ces personnels, condition sine qua non à l’accueil de ces enfants. Leur engagement en nombre rend d’autant plus urgente cette question des protections, toujours pas assurées de manière satisfaisante.

FSU - Les Lilas, le 17 mars 2020

MARDI 17 MARS - Des ressources pour l’école à la maison

snuipp.fr met à la disposition des enseignantes et des enseignants des écoles une série de liens vers des contenus pédagogiques et culturels. Un recensement non exhaustif qui évoluera au fil des propositions des différents acteurs.

Les ressources, les liens : je clique ici.

SAMEDI 14 MARS - Le SNUipp-FSU 69 obtient des clarifications

Les consignes rectorales envoyées ce vendredi 13 mars en fin d’après-midi, et des consignes à géométrie variable en fonction des circonscriptions ont amené beaucoup d’enseignant.e.s à nous interroger sur la conduite à tenir dès lundi dans les écoles.

Le SNUipp-FSU 69 a contacté directement l’IA ce matin afin de clarifier un peu la situation. Voici rapidement les éléments important, qui vont dans le bon sens, pour envisager au mieux le début de semaine prochaine.

1. Lundi - Que faire ?

Il nous a bien indiqué que tous les enseignant.e.s n’avaient pas à tous se rendre dans les écoles. Le télétravail doit être privilégié. Les AESH n’ont pas à aller dans les écoles pour rien.

Commentaires du SNUipp-FSU 69 : Cela parait logique du point de vue sanitaire. Pourquoi obliger des enseignants à faire des réunions, prendre les transports etc... D’ailleurs beaucoup de collègues ont des autorisations d’absence. Nous pouvons largement nous organiser à distance. Tout est simplifié au maximum pour les autorisations d’absence. A partir du moment où vous avez un enfant de moins de 16 ans et que vous devez le garder, l’autorisation d’absence est accordée automatiquement (document habituel). Ceci dit, si l’organisation de l’école ne pose pas de soucis et qu’il est acté que vous travaillez de chez vous, vous n’avez rien à faire. En effet comme l’indique le ministère, le télétravail est la norme !

2. Présence dans les écoles.

L’IA est favorable à ce que les écoles puissent s’organiser elles-même, comme elles le souhaitent. Il fait confiance aux écoles pour organiser leur travail au mieux notamment dans le lien aux familles. Il n ’est pas demandé une ouverture des écoles durant tout le temps scolaire. La souplesse semble garantie.

3. Enfants des personnels hospitaliers

De nouvelles consignes arrivent. Toutes les écoles ne vont pas rester ouvertes pour un ou deux élèves. Les services envisagent des regroupements. Mais il faut aussi que les collectivités organisent le périscolaire.

Commentaires du SNUipp-FSU 69 : il ne faut pas ouvrir toutes les écoles lundi au cas où. Tout cela se mettra en place prochainement...pas d’urgence !

De nouvelles consignes arriveront lundi. D’autres suivront. Nous semblons suivre l’exemple italien où les consignes se sont durcies l’épidémie progressant. Rien n’est prêt contrairement à ce qu’à affirmé Blanquer. Par conséquent, nous sommes parfaitement en droit de faire comme on peut. Nous réglerons les problèmes au fur et à mesure, par le télétravail.

VENDREDI 13 MARS - Coronavirus : des consignes pas toujours claires

La réunion qui s’est tenue vendredi 13 mars avec les organisations syndicales était importante pour clarifier la situation et donner une cohérence nationale à la continuité scolaire, et non pédagogique, dans ces conditions exceptionnelles. Quelques éléments de réponses obtenus.

Le ministre évoque à la fois des règles communes et l’autonomie du terrain. Cette dernière notion a pu ainsi amener des injonctions locales, contradictoires et parfois excessives. La FSU a demandé une consigne ministérielle claire qui indique une confiance aux équipes enseignantes en les laissant décider des modalités de la continuité d’une forme d’activité scolaire. En effet, il s’agit de maintenir la continuité du service public d’éducation en fonction des réalités et possibilités locales et également en respectant les droits des personnels.

Fermées mais pas complètement

La fermeture des écoles n’est pas une fermeture physique mais une suspension de l’accueil des élèves dans les écoles. Le ministère « espère » qu’elle ne dépassera pas les vacances de printemps, c’est à dire début mai. Les DROM restent eux soumis à des fermetures au cas par cas, ils ne sont qu’aux stades épidémiologique 1 ou 2. Les ESMS eux ne seraient pas concernés par la fermeture généralisée, mais cette question peut encore évoluer.
L’exception à cette règle de non-accueil des élèves est le service minimum pour les enfants des personnels soignants des hôpitaux. Ce dernier s’organisera à partir d’un accueil lundi dans l’école habituelle de scolarisation (sur justificatif) et selon une liste établie par le ministère de la santé. L’organisation s’affinera dans la semaine pour faire des classes cohérentes de 8-10 élèves, de préférence de même niveau scolaire, dans des écoles au plus proche des hôpitaux. Le SNUipp et la FSU ont fait remarquer que c’était quelque peu improvisé et contradictoire avec les consignes données aux personnels.

Alors, quelle présence des personnels enseignants ?

Sur la présence physique dans les écoles, le ministre avance le bon sens et l’inventivité locale dans ces circonstances exceptionnelles mais semble soumettre tout cela à l’avis de l’autorité hiérarchique. La secrétaire générale du ministère indique, elle, que les enseignantes et les enseignants ne sont pas obligés de venir lundi dans les écoles. Seuls les personnels essentiels à la continuité administrative, c’est à dire les directeurs et directrices pour le premier degré doivent être présents dans les écoles, mais il faudra toutefois accueillir les enfants des personnels hospitaliers… Tout cela est un peu confus et nécessite d’être éclairci par un écrit dans la foire aux questions (FAQ) qui sera remise à jour régulièrement.

Que faire lundi ?

Sur la situation des personnels lundi le ministère affirme que la solution du télé-travail à domicile doit être la norme autant que possible. Les horaires de travail ne peuvent pas être identiques car le distanciel n’est pas le présentiel. Les personnels ne pouvant télé-travailler, les AESH par exemple, resteront à leur domicile, mais il semble là-aussi que des informations différentes aient pu être données dans les rectorats ...

Pour les enseignants eux-mêmes parents, il faut privilégier le télétravail lorsqu’il est possible sinon ils bénéficieront d’une autorisation spéciale d’absence (ASA).

Pour les personnels présentant des facteurs de risques, la liste précise des pathologies concernées va paraître rapidement. A titre conservatoire ils restent systématiquement en télétravail et bénéficieront d’une ASA au plus vite. Ils ne doivent en tous les cas pas être mobilisés pour la scolarisation des enfants de personnels hospitaliers.

VENDREDI 13 MARS - Les enseignants face aux annonces présidentielles

Ce jeudi 12 mars à 20h Emmanuel Macron nous a annoncé la fermeture de toutes les écoles de France dès lundi 16 mars, pour une durée indéterminée. Le SNUipp-FSU69 considère que tout doit être mis en œuvre pour lutter contre cette épidémie : « C’est une mesure qui peut vraiment permettre d’enrayer l’épidémie de coronavirus. » selon Francette Popineau, Co Secrétaire Générale du SNUipp-FSU.

Même si nous nous attendions à une telle décision, celle-ci nous interroge sur nos pratiques et notre rôle dans les semaines à venir.

Quelle réalité recouvre la vaste opération de communication ministérielle sur la « continuité pédagogique » pour rassurer l’opinion publique ? Les activités par niveau proposées par le CNED avec « Ma classe à la maison », tout comme les classes virtuelles, se heurtent à plusieurs obstacles et posent la question des inégalités scolaires. De nombreuses familles ne possèdent pas en effet l’équipement requis : ordinateur, imprimante (les livrets comptant jusqu’à 200 pages) voire webcam et micro... sans compter le nécessaire espace de travail au calme dans le logement pour chaque enfant. À cela s’ajoute la nécessité pour les familles de maîtriser les codes de l’école afin d’aider leurs enfants à s’y retrouver.

Tout ceci rend illusoire le recours immédiat, sans grande préparation ni véritable formation, à un outil complexe comme la classe virtuelle proposée par le ministère, d’autant que l’existence d’espaces numériques de travail pour la relation école-familles reste marginale dans le 1er degré. Et la seule transmission par l’école de documents en lien avec le travail scolaire est elle-même difficile lorsqu’on ne dispose pas des adresses électroniques de toutes les familles ou que celles-ci ne disposent pas de l’équipement nécessaire. Pour autant, les enseignantes et les enseignants se préoccupent de maintenir une relation pédagogique avec leurs élèves et les familles. Pour l’instant nous ne savons pas si nous serons réquisitionnés d’office à l’école, si notre administration nous demandera de faire du télétravail ou encore si nous serons en chômage partiel. Toutes les options sont possibles à l’heure où nous écrivons.

Le SNUipp-FSU69 demande de la souplesse dans la gestion des personnels de la part de l’administration. Les enseignants sont des personnes investis dans leur métier et leurs obligations et trouveront un moyen de rester en lien avec leurs élèves s’ils le peuvent. On ne peut pas nous imposer de venir à l’école et donc demander à une autre personne de garder nos propres enfants. Chaque enseignant doit rester libre de sa pédagogie pendant cette crise sanitaire inégalée. Le SNUipp-FSU69 communiquera toutes les informations qui paraitront dès que possible.

En attendant, face à une telle décision, toutes nos RIS, stages et l’université de printemps sont bien sûr annulés.

VENDREDI 13 MARS : Coronavirus : "ma classe" à la maison

Suite à la fermeture des écoles pour cause de coronavirus, le ministère met à disposition des équipes enseignantes et des familles une plateforme en ligne intitulée « Ma classe à la maison ». Une plateforme qui assure une continuité « scolaire » mais pas pédagogique et qui n’est pas sans poser un certain nombre de questions.

équipes enseignantes et familles sont appelées à se rendre sur la plateforme en ligne du CNED munies de leur adresse professionnelle pour les premières et personnelle pour les autres afin de découvrir et utiliser des activités permettant d’assurer une continuité scolaire à la maison. 

Ma classe à la maison kesaco ?

Huit cours sont disponibles de la grande section de maternelle au CM2. Chaque cours propose des modules d’activités pour une durée de quatre semaines. Un cahier de bord «  organise le travail de l’élève sur la journée et propose des renvois vers un recueil de documents, des entraînements en ligne, et des livres numériques. » Celui-ci prend la forme d’un cahier d’exercices et d’activités, coloré, richement illustré, globalement assez attractif qui n’est pas sans rappeler les cahiers de vacances.

Chaque cahier hebdomadaire est décliné en huit ateliers, à réaliser par demi-journée. Sont disponibles, pour chaque niveau, un formulaire de présentation et un fichier avec des annexes. Des consignes destinées aux familles sont également présentes pour accompagner les élèves. A partir du CE2, des activités interactives sont proposées. Les activités proposées sur cette plateforme couvrent l’ensemble des disciplines des programmes.

Le module « classe virtuelles » destiné à maintenir le lien entre les professeurs et les élèves et entre camarades de classe n’est ouvert que dans les académies ciblées par le ministère. Cette restriction ne permet pas aux personnels de découvrir l’application en amont d’une éventuelle fermeture d’école et implique une appropriation par les personnels en urgence.

Des écueils et des manques

Les outils proposés ne sont pas adaptables, pas de différentiation possible ni d’adaptation aux élèves à besoins éducatifs particuliers. Les progressions sont « théoriques » et ne s’inscrivent évidemment pas dans les progressions et projets en cours de la classe. Quant aux activités d’entraînement, elles peuvent mettre en difficulté les élèves qui se retrouvent confrontés à des notions non encore découvertes en classe ou insuffisamment maîtrisées.

à l’heure de l’instruction obligatoire à trois ans, aucun module n’est proposé pour les petites et moyennes sections de maternelle. Des suggestions de jeux, d’activités motrices sans être consignées dans un cahier auraient pu être proposées. Quant à la grande section, de nombreuses activités visent des acquisitions expertes comme la copie en écriture cursive, des dénombrements au-delà de 10, l’identification des faces et arrêtes des solides, des compétences plutôt maîtrisées en fin d’année.

Une continuité scolaire mais pas pédagogique

Si cette plateforme permet d’assurer une continuité scolaire, la continuité pédagogique peut-elle être assurée hors la classe ? Rien n’est moins sûr tant elle est dépendante des grandes disparités des réalités sociales et culturelles des familles et de leur rapport à la culture scolaire.
Face à une situation exceptionnelle, ne serait-il pas plus profitable pour les enfants et leurs familles, dans un contexte sanitaire qui peut être anxiogène, de mettre entre parenthèses le temps de l’école ?

Ce dispositif « Ma classe à la maison » se confronte à la problématique générale de la « fracture numérique. Il suppose un équipement informatique complet, la possibilité d’imprimer, une connexion haut débit pour les activités interactives et un espace de travail propice à la concentration de l’enfant. Les livrets ne devraient-ils pas être imprimés par l’institution pour être mis à disposition des familles ?
Autre obstacle, ce dispositif suppose une bonne maîtrise du français écrit et d’être en connivence avec les codes de l’école. Aucune consigne n’est disponible sous forme orale ou en dans d’autres langues pour les parents non lecteurs.
Le déroulé des activités suppose la présence d’un tuteur et pose la question à la fois de la disponibilité mais aussi de la maîtrise des consignes qui lui sont données.
Si cette plateforme a le mérite d’exister, elle n’est pas sans poser des questions sur la possible substitution des experts pédagogiques que sont les enseignants et les enseignantes. Substitution qui serait évidemment un leurre car le repérage de ce qui fait obstacle aux apprentissages relève bien de l’expertise des professionnels.

 

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