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26 janvier 2011

Rapport sur les rythmes scolaires : Communiqué du SNUIPP, de la FSU, calendrier...

Le rapport de synthèse du comité de pilotage de la conférence nationale des rythmes scolaires constitue un appel aux changements. Tous les acteurs auditionnés sont unanimes. Le statu quo n’est pas souhaitable. Des améliorations concernant le temps global de l’enfant sont indispensables.

Communiqué SNUIPP :

Pour l’école primaire, cette mise à plat sonne comme un désaveu de la politique imposée depuis 2008 où l’aide personnalisée et les nouveaux programmes ont considérablement déséquilibré et alourdi la journée des élèves. Ce constat montre qu’en matière d’éducation, le passage en force et la précipitation se font toujours à l’encontre de l’intérêt de l’enfant.

C’est maintenant que le défi commence. Le travail à venir doit mettre à jour des propositions cohérentes et sérieuses dans le but d’améliorer le bien-être de l’enfant et sa réussite scolaire. Pour le SNUipp, il faudra avoir une réflexion globale des temps de l’enfant. Elle devra déboucher sur des solutions qui traitent toutes ces dimensions du temps : la qualité du temps scolaire en réduisant les effectifs, en permettant du travail en petit groupe avec « plus de maîtres que de classes » et en réorganisant les programmes ; l’articulation des temps scolaire et périscolaire en garantissant une offre éducative de qualité pour tous les élèves sur tout le territoire ; un calendrier scolaire assurant une réelle rythmicité.

Autour de ces principes, un cadrage national est nécessaire pour garantir une égalité sur tout le territoire tout en s’appuyant sur l’intelligence des acteurs de terrain dans la prise en compte des considérations locales. Cela nécessitera un soutien budgétaire. Le compromis est indispensable pour qu’une nouvelle organisation soit opérationnelle. L’avis des enseignants doit être pris en compte. Une nouvelle organisation des temps scolaires doit améliorer les conditions d’exercice du métier qui concourent à une meilleure réussite des élèves.

Communiqué FSU

Rapport du comité de pilotage sur les rythmes scolaires :

Un travail important, mais tout reste à faire !

Le comité de pilotage (COPIL) de la Conférence Nationale sur les rythmes scolaires a remis aujourd’hui son « Rapport de synthèse des auditions, des débats en académie et des échanges sur Internet » En 153 pages, le document est présenté comme « le reflet fidèle de toutes les contributions et de toutes les opinions exprimées, de ce que pensent les Français de l’organisation actuelle et des améliorations qui pourraient être apportées ».

On peut noter l’important travail de compilation des avis et propositions divers : les syndicats, les fédérations de parents, les élèves et étudiants, le monde associatif, le monde économique et social, les représentants des cultes, les ministères et institutionnels divers, les collectivités. Si l’on ajoute les synthèses des débats dans les académies et des contributions sur le site Internet, plus les comparaisons internationales et la documentation sur le sujet des rythmes, on comprend la densité du rapport, mais surtout, on ne peut que se poser la question de l’étape suivante.

En effet, dans ce rapport, tout est mis « à plat », tous les avis se valent, rien n’est hiérarchisé même si le rapport n’hésite pas à présenter comme consensuelles des pistes comme l’annualisation des services des personnels que la FSU conteste. Le COPIL doit maintenant « procéder à des consultations complémentaires », avant de remettre en mai son « rapport d’orientation » au ministre qui « avant la fin de l’année scolaire 2010-2011, présentera les orientations retenues » (lettre de mission, p 123). La vigilance s’impose donc pour que le COPIL ne préconise pas des pistes convenues déjà dans les tiroirs du ministère de l’éducation nationale.

La FSU, première organisation dans l’Education, exige d’être écoutée et entendue dans un contexte où le service public d’éducation est mis à mal. La question des rythmes scolaires est importante et doit s’articuler avec une politique éducative ambitieuse qui sera au cœur de la grève du 10 février prochain.

L’objectif premier doit être la réussite de tous les élèves dans une école de qualité pour toutes et tous. Des questions lourdes vont devoir être traitées sérieusement, au-delà des fausses évidences ou de comparaisons internationales toujours partielles : la dimension qualitative du temps scolaire (pas « moins » d’école, mais « mieux » d’école), la culture à transmettre à tous et les programmes qu’il ne suffit pas d’alléger ; le calendrier scolaire et les enjeux autour des vacances notamment d’été ; la nécessité d’améliorer dans le même temps les conditions d’études et de vie des élèves et les conditions de travail des personnels.

La FSU entend continuer à porter ses propositions d’amélioration de l’école concernant les choix éducatifs. Une véritable concertation sur les rythmes scolaires doit s’ouvrir maintenant.

Travailler le rythme

Des constats en forme de désaveu

Les constats qui portent sur l’ensemble du cursus de la maternelle au lycée ne sont guère nouveaux et sonnent comme un désaveu de la politique imposée depuis 2008 avec l’aide personnalisée et les nouveaux programmes : journée trop lourde, année trop courte, semaine épuisante en primaire, temps déséquilibrés... Ainsi "les temps de vie hors temps scolaire sont disparates [...] trop laissés aux solutions individuelles et aux aléas locaux, au système D parfois". De plus les devoirs à la maison "pénalisent les élèves qui ont le plus de temps de transport ou qui sont le plus en difficulté". Associations de parents d’élèves, organisations syndicales, associations complémentaires, collectivités locales, mais aussi professionnels du tourisme, chacun a donné ou redonné son point de vue au cours du dernier trimestre 2010. Le COPIL a aussi rappelé la hauteur des enjeux de ce débat : "L’organisation nouvelle des rythmes scolaires du XXIème siècle conduirait à modifier le temps de travail scolaire, les manières d’enseigner, les missions des enseignants en interne, mais également leur articulation avec le temps péri et extrascolaire et avec le monde numérique et médiatique".

Les pistes de réflexion

Mais quand arrive le temps des propositions, le consensus reste difficile à trouver. Selon les rapporteurs, un certain accord se dégagerait sur la semaine de quatre jours et demi ou de neuf demi-journées, la modulation des horaires quotidiens en fonction des âges (5 heures en primaire), le passage des congés d’automne à deux semaines complètes et la nécessité d’aborder cette problématique dans la globalité des temps de l’enfant. La réduction des vacances estivales ne convainc pas pas consensus sauf si se réalise enfin "une meilleure alternance des temps de travail et des temps de vacances" (réalisation des 7 semaines + 2). Par ailleurs faut-il réduire les programmes toujours trop lourds pour être étudié dans une année ? Les professionnels du tourisme sont, quant à eux, motivés par l’étalement des vacances du 15 juin au 15 septembre avec deux zones, hypothèse que Luc Chatel dit avoir entendue. Pour les maires, les coûts engendrés par de tels changements les inquiètent : cela doit faire "l’objet d’une évaluation financière compte tenu des nombreuses incidences sur les activités périscolaires" (transports, cantines, activités de loisirs,etc). Autre paramètre à prendre en compte : les conséquences de ces décisions sur les conditions de travail des enseignants, voire sur la définition de leurs missions (activités d’enseignement et éducatives, temps de présence...)

Des voies de passage à trouver

Reste donc à trouver la voie de passage pour satisfaire des intérêts divergents, l’arbitrage reposant in fine sur le respect de l’intérêt de tous les enfants, précisent Odile Quintin et Christian Forestier, pilotes du rapport. De son côté, le SNUipp se préoccupe aussi du « mieux d’école » pour tous : réduction des effectifs, possibilité de travail en petits groupes avec plus de maîtres que de classes... Il estime qu’"un cadrage national est nécessaire pour garantir une égalité sur tout le territoire tout en s’appuyant sur l’intelligence des acteurs de terrain pour s’adapter aux conditions locales". Et un tel changement ne pourra se faire à l’économie ! De plus, précise-t-il encore, "l’avis des enseignants doit être pris en compte. Une nouvelle organisation des temps scolaires doit améliorer les conditions d’exercice du métier, ce qui concoure aussi à une meilleure réussite des élèves".

De fait pour le SNUipp, il s’agit, avec la FSU, de "continuer à porter des propositions d’amélioration de l’école concernant les choix éducatifs". "L’objectif premier doit être la réussite de tous les élèves dans une école de qualité pour toutes et tous". Pour cela il faudra bien aborder "la dimension qualitative du temps scolaire (pas « moins » d’école, mais « mieux » d’école), la culture à transmettre à tous et les programmes qu’il ne suffit pas d’alléger, le calendrier scolaire et les enjeux autour des vacances notamment d’été, la nécessité d’améliorer dans le même temps les conditions d’études et de vie des élèves et les conditions de travail des personnels".

Calendrier des opérations

Ce premier rapport fait uniquement la synthèse de ce qui a été entendu par le comité de pilotage. Un second rapport, d’orientation celui-là, sera établi à partir de quelques lignes directrices fixées par le ministre et fera des propositions en juin 2011. Les nouvelles mesures devraient entrer en vigueur "au mieux" pour la rentrée 2013 ou 2014, avec une mise en oeuvre progressive. Luc Chatel se garde bien de formuler la moindre proposition, il réserve ses décisions pour la deuxième partie de l’année 2011.

 

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