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25 février 2011

L’opération Ecole et cinéma en danger

Les suppressions de postes et des actions de formation continue dans les départements mettent en danger l’opération Ecole et cinéma. Une opération exigeante et de qualité qui a touché l’an dernier plus de 650 000 élèves.

École et cinéma propose aux élèves, de la grande section de maternelle au cours moyen (CM2), de découvrir des œuvres cinématographiques lors de projections organisées spécialement à leur intention dans les salles de cinéma. Ils commencent ainsi, grâce au travail pédagogique d’accompagnement conduit par les enseignants et les partenaires culturels, une initiation au cinéma.

L’association Les enfants du cinéma est inquiète. Chargée de gérer l’opération Ecole et cinéma, elle bénéficie pourtant d’un bilan exceptionnel. Cette opération exigeante a mobilisé l’an passé, en 2009 – 2010, plus de 27 300 enseignants et a touché près de 650 000 élèves.

Un projet exigeant

Ecole et cinéma n’est pas une simple aide aux enseignants pour accompagner les classes au cinéma en fin de trimestre. Il s’agit d’un engagement sur la durée (une année scolaire) avec un cahier des charges contraignant pour aborder le cinéma en tant qu’art. Il faut en effet s’engager à écrire un projet,à travailler sur un film par trimestre, à participer à une ou plusieurs pré-projections et à suivre des formations. Ces dernières peuvent se dérouler sur le temps des animations pédagogiques, mais aussi malheureusement sur temps libre car il est difficile de récupérer des heures.

Une inquiétude qui grandit

Les stages inscrits aux plans de formation sont le point noir qui inquiète de plus en plus Eugène Andréansky, président de l’association : « Les enseignants ne sont pas formés à l’image et au cinéma. L’inscription de stages dans les plans académiques dépend de la volonté des inspecteurs d’académie. Et aujourd’hui...il n’y a quasiment plus rien. Le qualitatif se dégrade et l’écart entre le discours volontaire sur le projet au niveau du ministère et la réalité des académies est un abîme ». Pour l’association le projet est réellement en danger et la bonne volonté des enseignants – qui ne se dément pas malgré l’accroissement des difficultés dans les écoles – ne peut pas suffire. Les personnes relais, les coordonnateurs départementaux qui en général sont des IEN ou des CPD, n’ont plus de temps à consacrer au projet. L’horaire qui leur avait été accordé pour suivre les projets des classes a été diminué, voire supprimé. A l’automne dernier, le rassemblement annuel des responsables départementaux n’a réuni que 10 personnes !

Et pourtant ce travail est indispensable si l’on veut rester dans la démarche initiale. Ecrire un projet en lien avec les apprentissages scolaires, travailler sur les oeuvres et les réalisateurs, sur l’histoire du cinéma, ses métiers, ses liens avec la littérature... demandent du temps et une réflexion collective. Les outils informatiques (la formation à distance) ne remplaceront jamais la rencontre physique avec un réalisateur ou une séance collective d’analyse filmique.

 

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