www.snuipp.fr

Section du Rhône du SNUipp - FSU

Navigation

Vous êtes actuellement : Ecole 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
5 avril 2011

Un comité stratégique sur l’enseignement des langues

Luc Chatel a installé lundi 4 avril, comme il l’avait annoncé, un comité stratégique sur l’enseignement des langues avec la mission de « réinventer l’enseignement des langues ». Point d’étape à la rentrée 2011, pour des conclusions en décembre et de nouvelles propositions applicables à la rentrée 2012.

Le ministre considère que le niveau de langues des français, surtout des jeunes, est insuffisant. Dans sa lettre de mission, il fixe l’objectif de faire "évoluer l’enseignement des langues vivantes, notamment l’anglais devenu nécessaire dans les domaines social, économique et professionnel". Dès janvier il avait préparé le terrain en affirmant à la radio son souci de "réinventer l’apprentissage de l’anglais ", grâce à un apprentissage précoce "dès 3 ans à l’école maternelle". Il a confirmé le 2 février cette volonté lors du salon Expolangues, et ce, à l’encontre des contributions de chercheurs invités.

Le comité stratégique pour l’enseignement des langues est composé de 17 membres, sous la présidence de Suzy Halimi, angliciste, présidente honoraire de l’université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 et vice-présidente de la commission nationale française pour l’UNESCO. Elle sera soutenue par deux présidents d’honneur : Claude Bébéar, président de l’Institut Montaigne, et Claude Hagège, professeur au Collège de France. On compte aussi des professeurs de langues, des inspecteurs ou encore des élus. Le comité devra faire un point d’étape à la rentrée 2011, pour des conclusions en décembre et de nouvelles propositions applicables à la rentrée 2012.

Des pistes de travail pour le comité

Pour une meilleure "efficacité des apprentissages", le ministre a donné des pistes : "progression des apprentissages de la maternelle au baccalauréat " et "répartition du volume horaire". Il préconise l’ "exploration des diverses modalités d’apprentissage" comme "les groupes de compétences, les périodes intensives, la pratique de l’oral, la place des outils numériques et le rôle des innovations ". Le ministre cite des exemples de recours aux nouvelles technologies à la façon des visioconférences avec des locuteurs natifs. A noter que l’on ne dénombre actuellement que 700 dispositifs de visioconférence.

Quant à la "pluralité linguistique", ce rappel est très formel. C’est bien l’anglais qui intéresse le ministre. "C’est effectivement une vraie faiblesse de notre pays, nous ne sommes pas bons en anglais ", a-t-il affirmé sur i-télé. L’anglais est la première langue pour 93 % des élèves du second degré et selon une enquête d’un organisme privé d’enseignement des langues, il semble que la France occupe la 17 ème place sur 44 pays en matière de maitrise de l’anglais.

Enfin l’idée d’enseigner l’anglais aux enfants dès trois ans risque de faire doublement débat. D’une part, les enseignants, le plus souvent sur la base de nombreuses recherches universitaires, n’adhèrent guère à un enseignement précoce et systématique de l’anglais. D’autre part, dans un contexte où les intervenants langues ont été supprimés et où les formations initiales et continues des enseignants sont exsangues, la communauté éducative peut se montrer dubitative face à ce nouveau comité.

 

21 visiteurs en ce moment

*Top SNUipp du Rhône 12 rue de la Tourette 69001 Lyon - 04 78 27 41 50 - Fax 04 78 30 06 62 - snu69@snuipp.fr
©Copyright 2006 - Section du Rhône du SNUipp - FSU, tous droits réservés.