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8 avril 2011

PES : La formation passée au crible

Dans une seconde enquête organisée par le SNUipp, les PES se montrent très majoritairement insatisfaits de leur préparation professionnelle et aspirent à une alternance progressive et plus équilibrée entre le terrain et les temps de formation professionnelle.

80 % des 1267 PES qui ont répondu à la seconde enquête du SNUipp se trouvent bien insuffisamment préparés. Si la première enquête publiée en décembre portait sur la période de pratique accompagnée entre septembre et octobre, cette nouvelle enquête porte sur la prise de responsabilité d’une classe. Et il faut bien reconnaître que la formation actuelle s’apparente plus à un fiasco pour les PES. De fait ils sont majoritairement insatisfaits des volumes et des contenus de formation. S’ils se sentent plutôt soutenus dans les écoles par les tuteurs et les formateurs, le tiers-temps est jugé trop restreint pour près de 89 % d’entre eux, pour qui les retours en formation sont plutôt insuffisants (45,8 %), voire même tout à fait insuffisants (32,9 %).

La stabilité plutôt que l’improvisation

Ils ont été plus nombreux à remplir cette seconde enquête (+ 20 %) et ils restent à l’image de la profession avec 86,5% de femmes pour une moyenne d’âge d’environ 27 ans. Leurs situations sont très diverses : 34% sont en poste jusqu’à la fin de l’année (34%), 27 % font du remplacement long et 15 % des remplacements courts. Contrairement aux engagements ministériels de ne pas les affecter dans des classes complexes, un grand nombre de PES se retrouvent en ZEP (34 %), en ASH (2%) ou assurent un CP (32 %) ou un CM2 (36 %). Ils disent surtout apprécier la stabilité et préfèrent être affectés sur le même poste jusqu’à la fin de l’année (70,3%).

L’alternance plébiscitée

Cette confrontation au métier, souvent plus difficile que prévue pour plus de la moitié d’entre eux, met massivement en relief leur impréparation. Ils critiquent la charge de travail (58 %), le manque de préparation pour chaque niveau d’enseignement (57 %) et les périodes de formation insuffisantes (38%). Enfin ils estiment manquer « beaucoup » de compétences dans la gestion de la classe et plus encore dans le domaine de la didactique. L’organisation qui leur paraît la plus formatrice repose sur l’alliance entre théorie et pratique, sous forme alternée (31%) ou filée (51%) avec une montée progressive en responsabilité. Depuis le début, le SNUipp, qui n’a cessé de demander une révision complète de la formation actuelle, a revendiqué des dispositifs pour les PES qui soient conçus de manière accompagnée et filée.

Aucun PES en responsabilité à la rentrée

En janvier, le président de la République avait reconnu la nécessité de « remettre sur le métier le chantier de la formation ». Et Luc Chatel a envisagé de réviser certaines modalités de la formation. Les résultats de cette enquête ne manqueront pas d’être mis en avant lors des rencontres avec le ministère en vue de poser les bases d’une formation de qualité.

 

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