Section du Rhône du SNUipp - FSU
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Une rentrée sous forme de régression dans les enseignements adapté et spécialisé du second degré
jeudi, 21 septembre 2017
/ SNUipp69 / le SNU du Rhone

Les enseignant-es exerçant dans le second degré ont partie des perdants de la revalorisation.

Pour le SNUipp-FSU, l’Indemnité Spécifique faisait partie des dispositions attractives pour des postes considérés comme difficiles. Supprimer cette indemnité, c’est nier la spécificité des pos-tes dans l’enseignement adapté du second degré. En rendant ces postes moins attractifs le ministère fait le choix de fragiliser les équipes et les structures.

La Direction des Affaires Financières vient d’indiquer que l’indemnité spéciale ne sera versée qu’en octobre, avec rétroactif au 01.09.2017.

Dans les EREA, la fragilisation des internats éducatifs, de leur rôle et de leurs missions, par la suppression notamment des postes de PE éducateurs s’ajoute à cette dégradation salariale.

Les collègues exerçant en milieu pénitentiaire quant eux, vont subir une double peine : une augmentation de leurs obligations de service se rajoute à la perte de salaire. En effet, le nouveau décret sur les obligations de service des enseignants des écoles ajoute 3h par semaine aux enseignants exerçant en milieu pénitentiaire en incluant les 108 h dans leur service.

Face à cette situation, le SNUipp-FSU interviendra auprès du ministre pour obtenir la garantie d’une équité de traitement pour tous les personnels.

Motion proposée par le SNUipp/FSU

À travail égal, salaire égal, horaire égal.

Une grande partie des enseignant-es du 1er degré exerçant en SEGPA/EREA/Ulis collège ou lycée, établissement pénitentiaire, sont victimes d’une perte de salaire à cette rentrée. En effet, la suppression de l’Indemnité Spécifique (d’un montant de 1559 € par an) nie la spécificité de leurs missions et son remplacement par l’ISAE d’un montant de 1200 € par an et va entraînera une diminution de leurs revenus pouvant aller jusqu’à 359 € par an

À ces traitements à la baisse, il convient d’ajouter leur maintien à 21 heures d’enseignement alors que la norme pour les personnels de collèges et lycées est de 18 heures. Leurs missions spécifiques à destination des élèves en grande difficulté scolaire et/ou en situation de handicap méritent une autre reconnaissance que celle qu’ils-elles ont aujourd’hui. Ce manque d’attractivité fait que nombre de ces postes sont d’ores et déjà pourvus par défaut par des enseignant-es non spécialisé-es.

Les personnels exigent une équité de traitement dans la revalorisation salariale et sur les obligations de service.

L’enseignement adapté est une force pour le système éducatif français, il est essentiel d’ y consacrer tous les moyens nécessaires en revalorisant les postes, la formation et les conditions de travail des personnels.

Le SNUIpp-FSU soutiendra tous les collègues qui décideront de ne pas exercer les missions de référent ou de prof principal.

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