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25 novembre 2021

Enquête « direction » dans le Rhône : un constat alarmant !

Depuis quelques temps, les sollicitations de directrices et de directeurs en difficulté se multiplient au SNUipp-FS69. C’est pourquoi nous avons lancé un questionnaire pour faire un état des lieux sur le ressenti des directions. En moins d’une semaine, nous avons obtenu 162 réponses. En voici une analyse.

• 50% des participants sont en milieu ordinaire, 30% ont une décharge complète et 84% se plaignent de conditions de travail dégradées. Ils déplorent la charge de travail qui s’est accrue malgré les promesses ministérielles suite au décès de Christine RENON. Dans la grande majorité, les directions restent sans aide administrative (service civique) pour y remédier.

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• Parmi les choses qui pèsent le plus sur les directions :

- la gestion du COVID et l’absence de consignes claires par rapport à sa gestion
- l’inclusion sans moyens,
- la prise en charge, sans aide, des enfants en difficulté ou à besoins particuliers,
- la gestion des dossiers MDPH et des AESH (avec l’échec des PIALs)
- le remplacement aléatoire des collègues absent·es
- des sollicitations institutionnelles en augmentation constante (Projet d’école, PCP, dépistages réactifs, …).

• Les conditions de travail des collègues sont mises à mal avec une perte de sens de leurs missions, avec des consignes inadaptées par rapport aux réalités du terrain et des injonctions constantes pour des tâches qui semblent inutiles.

• Les directrices et directeurs notent un lien aux familles qui s’est dégradé à cause des fermetures de classe. L’accompagnement des familles de plus en plus précaires s’alourdit aussi. Elles sollicitent l’aide des directions pour remplir des dossiers, rechercher des professionnels pour les prises en charge, …

• Les directions déplorent de ne plus pouvoir assurer l’accompagnement pédagogique de leurs équipes.

• La gestion des Atsems est de plus en plus lourde. La relation avec les mairies se complexifie aussi, entre autres avec les travaux à réaliser au sein des établissements.

• Les réponses font remonter une multitude de plateformes institutionnelles (TRIBU, GAIA, COLIBRIS, ONDE, IDEAL, AFFELNET …) où il est difficile de retrouver l’information souhaitée.

• Les directions déplorent l’envahissement de la charge de direction sur les temps de classe (pour ceux qui ne sont pas totalement déchargés) et la vie personnelle. Ils ne ressentent plus la délimitation entre temps de travail et temps personnel.

Le sentiment de solitude face à cette charge mentale est toujours plus important. Le stress est permanent pour beaucoup de collègues.

• 75% des collègues jugent la gestion quotidienne des mails, appels téléphoniques et portail utile mais difficile sans aide administrative.

• 50% considèrent comme inutile la gestion des tests COVID qui leur apparaît à 80% comme difficile à mener.

• Si 65% des collègues jugent utiles la gestion des enfants perturbateurs, ils la considèrent pour plus de 90% comme difficile.

• La relation aux familles se tend pour 45% des collègues. Heureusement, pas au sein des équipes, où seuls 16% font remonter des difficultés.

• Plus d’un tiers ont des relations avec leur hiérarchie difficile.

• Les avis sont partagés sur l’inutilité de la rédaction d’un nouveau projet d’école pour laquelle 80% se trouve en difficulté pour remplir les documents institutionnels.

• 97% des sondés jugent le PCP inutile. Les écoles ont su faire face en temps et en heure lorsque la situation s’est présentée pour accompagner les élèves dans leurs apprentissages.

• 70% des directions rencontrent des difficultés dans la gestion de l’accompagnement des enfants en situation de handicap (notifications non respectées, absences aesh non remplacées, traitement des dossiers 1ère demande …)

• Affelnet semble inutile pour 40% des directions d’élémentaire, d’autant que sa saisie reste compliquée pour une grande partie des interrogés.

• La gestion des absences pose problème à 60% d’entre eux.

La Loi Rilhac, la solution ? Pour seulement 11% des collègues. La grande majorité craint un glissement de statut, une charge de travail accrue, la dégradation des relations avec l’équipe enseignante, la gestion par décrets et la perte de décharge.

Pour finir, le SNUipp-FSU 69 a refusé de siéger au groupe de travail Directions proposé le mercredi 25 novembre après-midi. En effet, si nous pensons qu’une réflexion collective autour des problématiques des directions est indispensable aujourd’hui, il nous a paru insensé de demander à des collègues en poste de direction de se déplacer un mercredi après-midi alors même que leur charge de travail s’alourdit chaque jour un peu plus. Le SNUipp-FSU 69 a demandé à ce que ce Groupe de Travail se tienne sur temps scolaire et que les collègues qui siègent soient remplacés.

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